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Les pouvoirs du président sur l?Icac seraient revus

6 août 2005, 00:00

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Le mot d?ordre : apporter des amendements au Prevention of Corruption Act (Poca). Ces modifications portent davantage sur les modes de fonctionnement des comités émanant de cette loi. En fait, le gouvernement n?approuve pas le fait que seul le président de la République ait le pouvoir de convoquer l?Appointments Committee. Les dispositions de cette loi devraient être modifiées pour y remédier.

L?Appointments Committee comprend le président de la République, le Premier ministre et le leader de l?opposition. Il concerne notamment la nomination des commissaires de l?Icac. L?opposition d?avant avait d?ailleurs fermement critiqué le président pour n?avoir pas convoqué cette instance alors que le commissaire de l?Icac, Navin Beekarry, faisait l?objet de vives contestations.

Ainsi, cette instance qui a subi plusieurs revers, fait partie des priorités de l?Attorney General, Rama Valayden. La nomination des commissaires de l?Icac pourrait aussi être revue de même que le fonctionnement du comité parlementaire.

«Rendre l?icac plus efficace»

Le comité était présidé par l?ancien député MSM, Rashid Daureeawoo. Mais à en croire l?opposition d?avant les dernières élections, il n?avait pas joué son rôle de garde-fou comme préconisé par la loi. Il est prévu que les pouvoirs de ce comité soient renforcés afin que le commissaire de l?Icac ait davantages à répondre de ses actions. De plus, les tentatives de l?ancien député de l?opposition, Madan Dulloo, visant à obtenir des renseignements sur les dépenses et autres décisions relatives au fonctionnement de cette institution ont été vaines.

Les amendements pourraient être prêts d?ici deux mois. Entre-temps, Rama Valayden et Navin Beekarry devraient se rencontrer à ce sujet.

Quelque temps après sa création, l?Icac a été au centre des controverses et avait fait l?objet de plusieurs jugements défavorables de la cour. Sans compter que l?aboutissement de ses enquêtes, affirmait l?opposition d?avant, laissait beaucoup à désirer. «Si nous voulons mener à bien le combat contre la fraude et la corruption, il est impératif de rendre cette institution plus efficace», affirme une source proche du gouvernement. Le ministère de la Justice travaillerait sur plusieurs options à cet effet.

Quoi qu?il en soit, le Poca est une loi qui a été approuvée à une majorité simple au Parlement. Toute modification apportée à ses dispositions ne requiert pas 2/3 des voix.

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