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?Les possibilités de placement à l?étranger attirent les Mauriciens?

31 octobre 2007, 00:00

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● <B> Présentez-nous la société Bramer Investment Management dont vous venez de prendre la barre ? </B>

Bramer Investment Management est une société qui est au service des investisseurs mauriciens. Nous mettons à la disposition de nos clients une gamme de produits financiers locaux et étrangers. Nous avons signé des accords de distribution avec plusieurs gestionnaires de fonds internationaux afin de pouvoir vendre leurs produits sur le marché mauricien.

Ces fonds sont sélectés après une analyse très détaillée des portefeuilles. Nous examinons le profil des produits, et à la lumière de cet exercice, nous décidons si nos clients peuvent investir ou pas dans ces portefeuilles.

Nous avons deux fonds locaux sous notre gestion. Il y a d?abord l?Indian Ocean Privatisation Equity Fund (IOPEF). C?est un produit qui a très bien fait l?année dernière, avec un retour de 43 %. Nous avons aussi le Provident Real Estate Fund (PREF), soit un fonds qui investit dans l?immobilier commercial et des bureaux de même que dans le développement des projets real estate.

● <B> Quel est l?apport des gestionnaires locaux comme vous dans la distribution des produits étrangers ? </B>

Les fonds étrangers passent, généralement, à travers des gestionnaires locaux pour mieux vendre leurs produits. Ces derniers sont souvent très complexes. Il faut donc des professionnels sur place pour bien renseigner et conseiller les investisseurs sur les risques et retours des placements en question.

Nous avons, chez Bramer, une équipe de professionnels qui offrent des services conseil aux investisseurs. Y sont inclus à la fois les particuliers et les institutions. Notre rôle est d?étudier tous les produits que nous proposent les gestionnaires étrangers avec qui nous avons des accords. Avant de les distribuer, nous devons nous assurer qu?ils répondent aux attentes de nos différentes clientèles en termes de profil retour?risque et des perspectives de croissance à l?avenir.

● <B> Comment procédez-vous pour arriver à un rapport retour?risque optimal selon l?appétit de vos différentes clientèles ? </B>

Nous essayons de maintenir des portefeuilles selon les différentes classifications de niveau de risque. Nous avons, pour l?instant, une quarantaine de produits : des fonds à risque minimal offrant pratiquement des retours garantis ; des fonds à risque moyen ; et des fonds à haut risque.

Nous avons des plans d?investissement qui protègent le capital et des fonds qui investissent dans des actions telles que des placements en Inde à travers l?Indian Advantage Fund. Les investisseurs ayant investi dans ce fonds recueillent, aujourd?hui, d?excellents bénéfices du fait de la forte hausse des Bourses indiennes.

Nous investissons aussi dans d?autres marchés émergents tels que la Chine, le Brésil, la Russie et l?Europe de l?Est. Ce sont là, essentiellement des investissements qui proposent des retours alléchants en raison des risques élevés.

Nous conseillons les clients sur les produits qui correspondent à leur appétit et à leur niveau de tolérance de risques. Aux personnes réticentes à s?exposer aux risques, nous proposons des fonds qui offrent des rémunérations plus ou moins assurées. D?autres encore recherchent des opportunités à haut rendement. Elles doivent être prêtes à prendre plus de risques.

D?autre part, Bramer partage ces investissements dans des devises différentes ; à savoir le dollar américain, l?euro et la livre sterling.

● <B> Comment tiendrez-vous vos clients informés sur l?évolution de leurs placements ? </B>

Les technologies de l?information sont d?une grande aide à ce niveau. Nous sommes en train d?installer un nouveau logiciel, Advent, qui est un puissant outil de gestion de portfeuilles. Ce système permet de générer des rapports détaillés sur la performance des différents produits.

Les investisseurs pourront ainsi avoir accès à des rapports bien fournis sur leurs investissements, les dividendes, l?appréciation de leurs placements et sur d?autres indicateurs de performance. Le nouveau système entrera en fonction vers la fin de ce mois.

● <B> Les investisseurs sont-ils à l?aise avec des fonds étrangers ? </B>

Depuis que nous avons commencé nos activités de distribution de fonds étrangers, il y a deux ans, nous avons pu mobiliser quelque Rs 900 millions auprès des investisseurs locaux. Les possibilités de placement à l?étranger attirent les Mauriciens.

Nos clients sont très satisfaits de nos produits étrangers car les Bourses internationales ont réalisé de bonnes performances sur l?ensemble des deux dernières années.

Le marché local a également connu une forte progression durant cette période. Notre produit IOPEF a retourné 43 % l?année dernière.

Nous comptons, d?ici deux ans, augmenter notre gamme de produits de 45 à 300 fonds. Cela nous permettra de répondre aux besoins de chaque individu souhaitant investir selon ses moyens, son plan financier personnel, son âge, ses goûts particuliers en termes de risque?retour.

Propos recueillis par <B> Akilesh ROOPUN

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