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Les politiques se préparent pour une éventuelle partielle au n° 8
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Les politiques se préparent pour une éventuelle partielle au n° 8
Tous les politiciens ont le regard braqué sur la circonscription Quartier-Militaire/Moka (n°8). Le jugement étant attendu incessamment sur la pétition électorale déposée par le travailliste Raj Ringadoo, candidat au n°8 lors des dernières législatives, contre le leader de l?Union nationale Ashock Jugnauth, député de la circonscription, chacun commence à se préparer pour une éventuelle partielle.
Si Raj Ringadoo gagne son procès, le pays ira rapidement vers une partielle au n°8, à condition, bien sûr, qu?Ashock Jugnauth ne conteste pas le jugement au Conseil privé. Pour les différents partis politiques, cette joute électorale pourrait être un catalyseur. Pour l?opposition, une éventuelle victoire viendra confirmer ce qu?ils affirment, c?est-à-dire que la population désavoue la politique gouvernementale. Pour l?Alliance sociale, la victoire à cette partielle équivaudrait à un certificat de bonne continuation.
Et cette partielle, si partielle il y a, viendra clarifier le positionnement de chaque parti. Mais pour l?instant, les grandes formations politiques s?observent. Se jaugent. Iront-elles séparément vers les élections ou choisiront-elles de s?allier à un autre parti ? Et quelles seraient les éventuelles équipes ?
«On ne peut certes préjuger sur l?issue du procès, mais nous avons déjà réfléchi à tout ça. En cas de partielle, nous savons ce que nous ferons, mais notre stratégie peut évoluer en fonction de la situation», note Pravind Jugnauth, leader du Mouvement socialiste militant (MSM).
Pour certains membres du bureau politique de ce parti, cette éventuelle partielle est l?occasion rêvée de faire entrer leur leader au Parlement. Mais pour mettre toutes leurs chances de leur côté, il faudra impérativement entrer en alliance et peu importe le parti. «S?il faut faire des concessions, on les fera», confie l?un des membres du parti.
Leur leader se montre plus réservé. «On verra si ce sera le moyen pour moi de faire mon entrée au Parlement», dit-il. Selon les différents observateurs, une lutte à trois servira surtout à l?actuel régime. «Ce sera très difficile pour l?opposition de s?imposer si le MSM et le MMM affrontent la partielle séparément. Même si l?Alliance sociale est impopulaire, elle sait comment attaquer une partielle. Ils l?ont déjà montré.Si l?opposition s?unit, elle devient redoutable», dit-on au MMM.
Point de vue partagé dans le camp travailliste où un membre du gouvernement indique que «nous avons de très grandes chances si l?opposition reste désunie. Dans une lutte à trois, personne ne peut nous battre et cela peu importe le candidat que nous présenterons. En revanche, si l?opposition se met en tandem, il faudra bien choisir notre candidat en tenant compte de la spécificité de la circonscription».
Sur le terrain, Deven Nagalingum, candidat MMM battu au n°8 lors des dernières élections, Raj Ringadoo ainsi que le MSM ont déjà mis la main à la pâte. «Je suis constamment sur le terrain. S?il y a des élections, je suis prêt, que ce soit comme candidat du MMM ou comme soutien à un autre candidat», dit Deven Nagalingum.
Chez les Rouges, le député Suren Dayal aurait été désigné campaign manager en cas de partielle. «Nous avons plus de gens qu?en 2005 à cause de l?opposition en désunion», dit-il.
Le MSM et le MMM pourront-ils finalement mettre de côté leurs désaccords ? Paul Bérenger soutient que les Mauves n?ont pas encore examiné toute la question. «Nous n?avons aucune indication qu?Ashock Jugnauth va perdre le procès et donc nous n?avons pas discuté de cette éventualité au comité central.» Il concède qu?une partielle «peut bousculer ou améliorer» les relations entre certains partis.
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