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Les politiciens réagissent
Ram Seegobin, militant Lalit : « Ca décision là enn atteinte direct liberté d?expression ek tous banne pratik démocratik ça pays là. Banne dimune qui pou siège dan sa comité là, c?est banne faucons anti liberté d?expression. Sa gouvernement la senti ki li bizin maintenir control presque absolu lor l?information ek la libre expression en éliminant ce ki pé vine la voix du peuple, c?est à dire banne radios privées»
Prakash Maunthrooa, membre du MSM, s?est prononcé en son nom personnel. S?il reconnaît que les radios privées ont apporté un mûrissement de la démocratie, il maintient qu?il «faut responsabiliser auditeurs, journalistes et animateurs, » pour éviter certains dérapages. « J?ai entendu tellement de personnes se substituer aux autorités à la radio. »
Françoise Labelle, député du MMM, considère la démarche du gouvernement comme «un souhait d?assainir, de responsabiliser la parole et certainement pas de la contrôler». Elle déclare que cette décision fait suite à l?irresponsabilité de certains. «Pour moi, la liberté d?expression c?est surtout avoir le droit d?exprimer ses sentiments, ses opinions aussi différentes qu?elles puissent être de celle des autres de manière responsable et non pas tels certains rumors mongers qui sévissent armés de leurs micros profitant de la liberté des ondes pour alimenter la psychose comme nous l?avons tristement entendu suite à l?explosion de Grand Baie . »
Xavier-Luc Duval, leader du PMXD : «Le gouvernement veut museler des gens indépendants d?esprit. Ce gouvernement ne croit nullement dans la démocratie et dans un système de justice égale. Sous tapis, ils tentent d?influencer les gens. Là, c?est un signe, visible, de plus de l?arsenal répressif que le gouvernement veut mettre en place » Arvind Boolell, Whip de l?Opposition : «L?accès à l?information n?est pas un privilège, mais un droit. Un peuple éclairé sait comment revendiquer ses droits. Les radios privées ont donné le droit à la parole à la population. Il y a bien évidemment des paramètres à respecter, c?est pourquoi la loi sur la diffamation et la loi sur la sédition existent. S?il faut qu?une loi soit amendée, il faut qu?il y ait un débat élargi avec tous les stakeholders et non pas un comité restreint nommé par le Premier ministre. Cette décision d?instaurer ce comité « is totally unjust». Elle reflète l?esprit d?un gouvernement qui est en chute libre. Il faut un débat dépassionné sur la question de la liberté des radios privées et dans ce débat, la raison doit l?emporter sur la passion.»
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