Publicité

Les policiers suspendus donnent leur version des faits

26 juin 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

?Je ne m?explique pas comment une telle décision a été prise alors que l?enquête n?est pas terminée.? Le surintendant Raddhoa a, hier, dit son désaccord quant à la suspension des trois membres de la Criminal Investigation Division (CID) de Curepipe qui ont été accusés d?agression par l?animateur Nitindrassen Chinien. Il a, dans une note officielle d?explications au commissaire de police, donné la version des trois suspects.

Selon les dires des trois policiers ? le sergent Jagutpal et les constables Kalloo et Mutty ? le mercredi 13 juin vers 14 heures, ils étaient en patrouille motorisée à Curepipe. A la gare routière Jan Pallach, ils disent s?être approchés d?un homme qui tenait un sac pour laptop. Ils se seraient dirigés vers lui, auraient décliné leur identité, présenté leur carte officielle avant de demander à jeter un coup d??il au sac ?sur la base de suspicion?.

L?homme, vexé, se serait mis à hurler et à prononcer des paroles obscènes. A ce moment-là, un groupe de personnes, dont des élèves, se seraient rassemblés sur les lieux. L?homme continuant, selon leur version, à se montrer haineux par ses propos, les policiers n?auraient eu d?autre choix que de lui demander de les accompagner au poste de police.

C?est une fois sur place que son identité aurait été révélée : il s?agissait de Nitindrassen Siven Chinien, un habitant d?Elizabethville, Baie-du-Tombeau, âgé de 26 ans. Il aurait été réprimandé pour sa mauvaise conduite sur un lieu public et s?en serait excusé en ajoutant qu?il avait une tumeur et suivait un traitement. Il serait parti après avoir signé dans le Diary Book de la police. Il n?a formulé aucune plainte.

Nitin Chinien, lui, a affirmé avoir été malmené et brutalisé par la CID le jour de son arrestation. Une enquête est en cours à la CID. En attendant, le SP Raddhoa n?en démord pas : la suspension des trois policiers est, dit-il, tout à fait démotivante pour ceux qui se dévouent pour combattre le crime dans le pays.

Publicité