Publicité
Les PME veulent leurs propres zones industrielles
Par
Partager cet article
Les PME veulent leurs propres zones industrielles
Les petites et moyennes entreprises (PME) veulent avoir plus d?espace pour opérer. C?est une des principales demandes qu?elles ont faites auprès du ministère des Finances dans le cadre des consultations pré-budgétaires.
L?association regroupant les petits entrepreneurs, la Small Scale Entrepreneurs Association of Mauritius (SSEAOM), a rencontré, hier, le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, et les proches collaborateurs de celui-ci. Les petits opérateurs estiment que les autorités devraient mettre à leur disposition des bâtiments industriels réservés aux PME. Le concept a déjà été mis en pratique à Bambous par la Small and Medium Industries Development Organisation (SMIDO). Les entrepreneurs souhaitent que ce système de zone industrielle soit mis en place dans d?autres régions du pays afin de toucher un maximum d?entrepreneurs.
?Nous constatons aussi que les espaces proposés à Bambous sont restreints et ne peuvent accommoder tous les types d?entreprise. Par exemple, les fabricants de meubles ne peuvent utiliser ces facilités?, constate Farzana Nahaboo, présidente de la SSEAOM.
Le mémoire soumis au grand argentier consacre tout un chapitre aux contraintes administratives auxquelles les petits opérateurs doivent faire face. L?obtention des permis d?opération leur pose toujours problème. Mettre à la disposition des entrepreneurs des espaces pourvus d?infrastructures nécessaires permet d?atténuer ces problèmes d?ordre administratif.
Le coût des crédits est, en outre, jugé trop élevé par les membres de l?association. Les baisses successives du Lombard Rate (taux d?intérêt directeur de la Banque centrale) ne sont pas traduites par des financements moins chers. ?Nous voyons un intérêt des autorités à rendre le crédit accessible en baissant le Lombard Rate, le loyer reste cher. Dans la pratique, tel n?est pas nécessairement le cas. Le taux à la Banque de développement reste élevé?, affirme le porte-parole des petits entrepreneurs.
La SSEAOM demande au gouvernement d?accroître la vigilance à la douane afin de prévenir les tentatives de sous-évaluation des marchandises qui entrent au pays. Elle cite en exemple la sous-facturation des meubles importés d?Asie par des commerçants peu scrupuleux. Cela, dit-elle, expose nos fabricants locaux à une concurrence déloyale.
Publicité
Publicité
Les plus récents