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Les PME font le bilan après leur création

28 août 2008, 20:00

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Les PME font le bilan après leur création

Les procEdures administratives les ont-elles rebutées ? Les petites et moyennes entreprises (PME) ne semblent pas se plaindre outre mesure quant à leur enregistrement. Elles sont nombreuses à confirmer que l?enregistrement d?un petit business est une procédure simple et accessible, notamment avec le Business Facilitation Act entré en vigueur depuis octobre 2006.

Ces PME se trouvent ces derniers temps sous le feu des projecteurs. D?abord, avec le SME Trade & Technology Fair qui se tient au centre de conférences de Pailles et qui voit la participation de plus de 200 exposants. Ensuite, il y a aussi la publication du rapport du Bureau central des statistiques qui souligne que 17 000 d?entre elles ont été créées entre 2002 et 2007.

Les défis, c?est surtout après qu?ils se présentent, lâche Marie-Anne Baissac Stäheli. Earth, qui dirige une PME qui s?est lancée dans la décoration. Hier, les PME ont surtout évoqué leur avenir. Et aussi leurs problèmes. Durant une session d?interaction avec les ministres Rajesh Jeetah et Vasant Bunwaree, hier matin au centre de conférences de Pailles, certains entrepreneurs ont déploré le fait qu?ils aient des difficultés à accéder à une main-d??uvre étrangère. La logistique et les besoins en infrastructures ont aussi été abordés. Le ministre du Commerce a souligné pour sa part que des locaux à l?intention des PME sont sur le point d?être aménagés à La Tour Koenig et à Terre-Rouge.

«Les petites entreprises ont le talent mais ont aussi besoin d?être développées et guidées, notamment par rapport à tout ce qui est marketing ou labelling», ajoute Marie-Anne Baissac Stäheli. Ainsi, après la création, le souci demeure la perfection.

Marie-Anne Baissac Stäheli évoque le soutien de divers organismes pour lancer son entreprise. «Les étapes à suivre au niveau du lancement d?une petite entreprise sont simples. Il faut faire des cartes de visite, s?enregistrer auprès de la Small Enterprises and Handicraft Development Authority (SEHDA), auprès d?Enterprise Mauritius et du Registrar», résume-t-elle.

Nazima Peroo, directrice de Naz Star Trading, estime de son côté que les procédures d?enregistrement ont été rapides. «Cela fait environ un an que notre entreprise, qui produit des sacs, a été enregistrée et ça s?est bien passé», explique-t-elle.

Annick Leung Kei, directrice de MJ Thomas, entreprise de décoration et de bijoux, déplore cependant le fait d?avoir «été redirigée d?un comptoir à un autre au Registrar of Companies et d?avoir dû attendre à cause d?une imprimante en panne sans même qu?on ne nous prévienne qu?il y avait un problème».

Elle souligne également que son entreprise a besoin d?un encadrement pour infiltrer certains marchés. «Il faudrait nous aider à nous faire connaître, par exemple, au niveau des complexes hôteliers», soutient-elle. Les Integrated Resorts Schemes représentent d?ailleurs un créneau que plusieurs petits entrepreneurs souhaitent pénétrer. «En tant que petite entreprise, on veut pouvoir élargir notre clientèle et entrer dans les IRS», affirme Marie-Anne Baissac Stäheli.

Autre défi : celui du financement. Pour Nazima Peroo, les modalités d?emprunt devraient être revues. «On nous a en effet donné les facilités pour nous encourager mais c?est dans les étapes qui interviennent après le lancement que ça bloque», résume Nazima Peroo.

Les autorités, comme l?a aussi souligné Rajesh Jeetah hier, souhaitent orienter les PME vers l?exportation. Certains entrepreneurs y songent d?ailleurs déjà. A l?instar de Muhammad de Koodun, directeur de Stream Textile. «Le marché pour nos sous-vêtements et chemises pour hommes, c?est Maurice mais nous sommes en négociation pour exporter en Afrique du Sud et vers La Réunion, où nous avons déjà un agent», soutient-il. «Sur le marché local, il y a dumping. Nous pouvons être compétitifs face à ces produits en termes de qualité mais pas par rapport au coût de la main-d??uvre», fait-il ressortir.

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