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Les pluies font augmenter les risques de ?chikungunya?

24 janvier 2006, 20:00

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Le chikungunya, maladie transmise par le moustique à taches blanches pourrait refaire son apparition à Maurice en raison des accumulations d?eau dues aux pluies diluviennes. A la Réunion, cette épidémie fait actuellement rage, avec 7 200 cas répertoriés, dont 1 600 rien que pour la semaine dernière. Ce qui n?a pas les mêmes conséquences pour nous.

?Il suffit qu?une personne infectée (un Réunionnais en vacances ou un Mauricien revenant de l?île soeur) soit piquée par un moustique pour qu?on se retrouve avec un foyer de la maladie?, explique le Dr Amita Pathack, responsable du contrôle des maladies transmissibles au ministère de la Santé. Elle conseille par conséquent aux Mauriciens de ne pas laisser l?eau des pluies s?accumuler sur les toits et dans les cours pour éviter toute prolifération de moustiques.

Le chikungunya (?la maladie qui fait pencher?) paralyse quasiment ses victimes pendant quelques jours, occasionnant de fortes fièvres et des courbatures, dont des douleurs aux articulations. Les personnes atteintes peuvent rester invalides quelques jours mais aussi jusqu?à un maximum de trois mois. ?Dans certains cas, les douleurs persistent un an après?, indique toutefois Dr Amita Pathack.

C?est le moustique aedes albopictue ? moustique de couleur noire avec des taches blanches sur le corps ? qui transmet cette maladie. ?Le rayon d?action d?un tel moustique est d?environ 50 mètres. Si les Mauriciens prennent le soin de faire évacuer toute l?eau des pluies, ils seront protégés?, dit la doctoresse. Un contrôle est aussi exercé au port et à l?aéroport et tout cas suspect est suivi par les services sanitaires.

Une épidémie de chikungunya avait éclaté à Maurice l?a dernier. Le premier foyer avait été noté à Port-Louis. Les autorités sanitaires étaient parvenues à contenir l?épidémie par une vaste campagne d?épandage d?insecticide qui avait éliminé le vecteur, le moustique tigré. La maladie avait disparu de l?île. Toutefois, le dernier cas noté remonte à décembre dernier, la victime étant une Mauriciene qui revenait de vacances de la Réunion. Cette île a en ce moment des difficultés à endiguer le chikungunya. Le ministre français de la Santé a annoncé un budget de 600 000 euros pour combattre l?épidémie. La campagne de lutte comprend la mise sur pied d?une escouade spéciale pour l?éradication des moustiques.

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