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Les ?pirates? dénoncés

16 octobre 2006, 20:00

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Les opérateurs illégaux de bateaux de plaisance, qu?on appelle les pirates à Trou-d?Eau-Douce, sont aujourd?hui au nombre d?une quarantaine. Ils prennent non seulement les clients de ceux détenant des permis d?opération, mais arnaquent aussi des touristes.

?De nombreuses plaintes ont été faites à la National Coast Guard (NCG) contre ces pirates. Ils réclament des sommes exorbitantes aux touristes pour les croisières entre Trou-d?Eau-Douce et l?île-aux-Cerfs, Grande-Rivière-Sud-Est et l?îlot-Mangénie. Nous vendons le ticket à Rs 200 alors que ces opérateurs illégaux exigent beaucoup plus. Lorsqu?ils arnaquent des touristes, cela nuit à l?image du village et à tous les bateliers?, explique Moïse Dardenne, président du village et membre de la Pleasure Craft Association (PCA).

Moïse Dardenne demande aux autorités de mettre une fois pour toutes de l?ordre dans ce secteur. La situation, dit-il, a empiré durant ces quatre dernières années. ?55 bateaux détiennent des permis à Trou-d?Eau-Douce, mais il y a 40 autres qui viennent d?autres régions, dont Mont-Choisy, Pointe-aux-Piments, Pointe-d?Esny et Poste-de-Flacq?, précise-t-il.

Des dégâts à l?environnement

Le représentant de Trou-d?Eau-Douce estime que si le gouvernement ne réagit pas, il ne pourra jamais atteindre l?objectif d?avoir deux millions de touristes en 2015. ?Les opérateurs illégaux nuisent à l?image du pays et font fuir les touristes?.

Moïse Dardenne accuse certains opérateurs de causer des dégâts à l?environnement en faisant des grillades sur l?île-aux-Cerfs et à l?îlot-Mangénie.

?Au départ, il y a eu un arrangement avec le gouvernement pour autoriser quatre opérateurs à faire des grillades à l?îlot-Mangénie pour des touristes. Mais aujourd?hui, cette pratique a pris des proportions alarmantes. On pollue partout?, déplore Moïse Dardenne.

Jean-Claude Dardenne, le père de Moïse, qui opère dans le secteur depuis 18 ans, menace de mettre la clef sous le paillasson si la situation ne s?améliore pas. ?Si j?arrête, mes 36 travailleurs perdront leurs emplois. Déjà, certains de mes bateaux ne sont pas opérationnels. Les pirates nous font la concurrence déloyale et nuisent à notre réputation?, dit-il.

Jean-Claude Dardenne précise que le coût d?opération d?un bateau de plaisance est exorbitant : Rs 3 500 à Rs 5 000 pour le permis d?opération délivré par la Tourism Authority, Rs 5 000 pour l?assurance, en sus des frais additionnels pour l?essence et les réparations du moteur.

Si la situation ne s?améliore pas d?ici décembre, la Pleasure Craft Association compte organise une manifestation dans le village et alerter l?opinion internationale sur leurs problèmes à travers l?Internet.

Par ailleurs, le président du village a aussi soumis à la Beach Authority un plan d?aménagement de la plage à proximité du four à chaux, qui est la plus fréquentée du village. ?J?ai demandé qu?on enlève les obstacles le long de la plage pour offrir plus d?espace aux membres du public?, dit-il.

VANDALISME ET INTEMPÉRIES

Des opérateurs réclament un abri pour leurs bateaux

■ Une trentaine d?opérateurs doivent laisser leurs bateaux sur la plage. ?Nous n?avons pas le choix. Si nous laissons nos bateaux en mer, ils risquent d?être saccagés par des vandales ou abîmés pendant des intempéries?, explique Roshan Racktoo, opérateur depuis dix ans. Depuis cinq mois, ces opérateurs ont fait une demande auprès de la Beach Authority pour avoir un abri sur un terrain de l?Etat, mais jusqu?ici ils n?ont pas eu de réponse. Roshan Racktoo condamne l?injustice dont ils font l?objet. ?Contrairement aux hôtels de la région, nous n?avons pas à notre disposition un ponton ou une jetée où nos bateaux peuvent accoster plus facilement. Il faut aussi aménager un passage pour nos bateaux dans un endroit facile d?accès?, dit Roshan Racktoo.

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