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Les Philippins célébrent sous tensions politiques

13 juin 2005, 00:00

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Les Philippines ont célébré hier l’anniversaire de leur indépendance sous tensions politiques. L’opposition avait appelé à la démission de la présidente Gloria Macapagal Arroyo, accusée de fraude électorale et de corruption.

Les forces de sécurité philippines ont été placées en état d’alerte maximale pour le week-end. Samedi, quelque 5 000 manifestants, sous l’oeil des policiers anti émeutes, ont chanté et scandé des slogans exigeant la démission d’Arroyo pour éviter la démission du pays.

Rien n’a été prouvé contre le président ou sa famille, mais l’opposition s’est servie des accusations de malversations pour essayer de raviver une colère semblable aux soulèvements à l’origine des renversements du pouvoir philippin en 1986 et 2001.

“J’en appelle à tous nos concitoyens: écartons-nous de la politique sordide et concentrons-nous sur le développement de notre économie, parce que développer notre économie est la clé de notre indépendance complète”, a déclaré Arroyo à plusieurs milliers de personnes réunies au parc Luneta dans le cadre de l’anniversaire de l’indépendance de la tutelle espagnole en 1898. Le porte-parole d’Arroyo a déclaré samedi que la présidente restait imperturbable face à une stratégie destinée à faire échouer son programme de réformes.

Une commission sénatoriale enquête sur des accusations de corruption dont auraient bénéficié le mari, le fils et le genre d’Arroyo dans les milieux du jeu clandestin. Cette semaine, l’opposition a argué que des enregistrements audio confortaient ses accusations sur le trucage des dernières élections par la présidente.

La présidence a paru fatiguée et la foule d’ouvriers, d’étudiants, de policiers, de soldats et de boy-scouts ont ponctué d’applaudissements polis son discours diffusé en direct à la télévision et à la radio. Les mouvements d’opposition étaient autorisés à défiler dans le quartier des affaires de la capitale, mais aucun manifestant ni policier supplémentaire n’était visible dans la zone hier matin.

John O’CALLAGHAN

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