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Les petits planteurs se retroussent les manches
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Les petits planteurs se retroussent les manches
Le petit planteur sait désormais ce qui l?attend. Avec la baisse de 36 % du prix garanti de notre sucre, celui qui reçoit Rs 1 400 pour une tonne de canne récoltée n?en recevra, à terme, que Rs 850. Pour faire face aux temps difficiles, les petits planteurs choisissent deux voies. Les battants, qui ont décidé que leur avenir se trouve toujours dans la canne. Puis les fonceurs qui ne jurent désormais que par la diversification. Chacun a raison.
Les projets de regroupement des petits planteurs en sociétés dans des zones délimitées s?apprêtent à connaître un coup d?accélérateur. Il s?agit de dégager des fonds pour épierrer les terrains, afin de rendre une exploitation rentable et facile à mettre en ?uvre. Comme souvent, quand la situation est difficile, on en appelle à l?État. Lors d?une réunion au Farmer?s Service Centre de Goodlands, cette semaine, beaucoup de planteurs ont demandé que l?État les accompagne dans toutes les étapes de la mécanisation, d?épierrage et de regroupement.
Les demandes se font même très précises. Une occasion de plus pour s?attaquer au cess qui sert à financer plusieurs institutions de l?industrie dont le Mauritius Sugar Industry Research Institute ou la Sugar Mecanical Pool Corporation. « Le gouvernement devrait nous alléger en réduisant notre contribution au cess. Ainsi une partie de notre revenu ne nous sera pas enlevée », pense un petit planteur.
À côté des battants, il y a ceux qui ont déjà tourné la page « canne ». Sahadeosingh Guddaye, en est un. Il estime qu?il faut penser à la diversification : plantation de légumes pour la consommation locale et l?export en utilisant les techniques hydroponiques et traditionnelles, mise en place de vergers ou encore projets d?élevage et de pisciculture.
Mais encore une fois, la nécessité d?un apport technique pour les aider à se reconvertir paraît évidente. Ainsi le planteur Krishna Seecharan pense qu?il faut s?adjoindre les services d?experts locaux et étrangers avant de se lancer dans tout projet de pisciculture par exemple. Alors que Deonarain Awotar insiste sur l?importance de modifier notre système d?irrigation afin de mieux desservir les futures fermes hydroponiques ou les lieux d?élevage.
Certains planteurs ont fini par se résigner. Ils laisseront leurs terrains en friche. D?autres vont devoir abandonner la culture de la canne et vendre les terrains, à des prix bradés. C?est l?autre réalité liée à la baisse du prix du sucre.
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