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Les petits Etats s?interrogent sur le rôle de la culture
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Les petits Etats s?interrogent sur le rôle de la culture
La culture fait partie intégrante du développement durable pour les petits Etats insulaires en développement (PEID). C?est l?opinion émise par des délégués de petits Etats lors d?un forum sur le sujet.
Intervenant lors des débats, les représentants de Vanuatu et des Fidji ont insisté sur l?importance de préserver les droits des peuples et de valoriser les traditions comme un vecteur de développement économique pour les communautés locales. ?Il faut impliquer les communautés locales?, a insisté Adi Meretui Ratunabuabua, conseillère auprès du ministère de la Culture des Fidji. ?Le développement durable se nourrit de la culture?, insiste Ralph Regenvanu, directeur du Centre culturel de Vanuatu.
Philippe La Hausse de La Louvière, le président du National Heritage Trust Fund (NHTF), était l?un des cinq intervenants, lors du forum. Il s?est interrogé sur la capacité des PEID à développer une ? industrie culturelle?. Il a également fait ressortir que peu de PEID ont des sites enregistrés comme patrimoine mondial, auprès de l?Unesco. ?2% des sites font partie des PEID. Nos pays doivent rattraper leur retard?, insiste le président du NHTF.
De son côté, Keith Nurse, professeur à l?université des Antilles à Trinidad, a mis l?accent sur l?importance de l?industrie culturelle dans des pays comme la Jamaïque ou Trinidad. En Jamaïque, elle crée 15 000 emplois et génère des revenus de 80 à 100 millions de dollars américains. De même, les festivals dans certaines îles des Caraïbes ont un impact important sur les arrivées touristiques (40 000 visiteurs pour le carnaval de Trinidad).
Quant à Sydney Bartley, directeur de la Culture au ministère de l?Education de la Jamaïque, il insiste surtout sur la nécessité de reconnaître la créativité artistique et culturelle qui existe dans les PEID. Le délégué jamaïcain a fait chanter l?assemblée, sur l?air de Redemption Song, du chanteur Bob Marley. ?Emancipez vous de l?esclavage mental?, a-t-il lancé à l?assemblée. Il a repris les paroles du chanteur jamaïcain, le définissant comme le plus grand compositeur du XXe siècle.
Plusieurs autres membres de l?assemblée ont pris la parole. Parmi eux, Leela Devi Dookhun, la ministre mauricienne des Arts et de la Culture. Elle a brièvement parlé de la diversité culturelle mauricienne et de la nécessité de promouvoir l?industrie culturelle. Avant d?être interrompue par la modératrice, son temps de parole étant écoulé.
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