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Les peluches se portent bien

7 décembre 2006, 00:00

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Un morceau de soie dans la main droite et une sorte de poupée à moitié vide dans l’autre, Preety Seebanann suit attentivement les mouvements des machines sous le regard de Dharamsing Sembhoo, propriétaire de cette unité spécialisée dans la fabrication des peluches. Plus loin, Anita Larose et Kanyavtee Uppiah, font les mêmes gestes.

Ancien employé de Trémolière où il était responsable de production pendant les vingt dernières années, Dharam ne laisse pas passer la chance de s’installer un jour à son compte après la fermeture de cette entreprise, en raison du coût élevé de production.

Pour atteindre son objectif, Dharamsing réalise très vite qu’il ne suffit pas seulement d’être animé de bonnes intentions. Et comme il a bénéficié d’une solide formation avec Marie Dubois, attachée à l’entreprise, pour améliorer la qualité de la production, Dharamsing, maintenant propriétaire de Bluetag, met en place un système pour organiser son marketing sur le plan local en attendant qu’aboutissent les négociations avec son ancien directeur pour faire l’acquisition des équipements de Trémolière.

“J’ai eu toutes les facilités souhaitées avec mon ancien patron pour démarrer mon projet, que ce soit pour l’achat des équipements ou pour la formation car je n’ai sollicité aucune aide financière des institutions de l’Etat avant de lancer mon entreprise”, explique Dharamsing.

Selon le propriétaire de cette unité, ceux qui empruntent de l’argent se heurtent trop souvent à des tracasseries administratives. D’où la décision d’investir la totalité de la somme reçue comme compensation après la fermeture de Trémolière. “J’ai préféré faire des sacrifices plutôt que de perdre mon temps. J’ai utilisé judicieusement mon argent pour investir dans le marketing ”.

Résultat : outre les prospections faites auprès des gros revendeurs locaux, Bluetag a décroché une commande assez conséquente auprès de Crocodile La Vanille Park. L’entreprise doit fournir des peluches en grande quantité mensuellement. “Encore une fois, j’ai suivi la même filière que mon ex-employé pour continuer le travail”.

En ce qui concerne le marché local, le propriétaire de cette unité de production croit qu’il existe un potentiel énorme pour ce type de produits. D’où l’idée d’ouvrir un magasin de peluches très prochainement à Quatre-Bores à proximité de Beauty Spot où travaille son épouse, l’esthéticienne Ittoola Sembhoo.

Pour augmenter la production et pour faire une percée sur le plan local, il avait sa recette. Les quatre ex-employées de Trémolière habitent la région d’Union Park où se trouve l’usine. “Comme nous avions travaillé ensemble pendant de longues années, nous avons fini par développer une même culture de travail. On met en commun notre expérience, comme cette mère de famille qui travaille sous-traitance”.

Et les matières premières ? Là- aussi, Dharamsing ne se fait trop de souci. Il a pris tout le stock de son ancien employeur. “Pas de problème de ce côté-là. Je peux dormir tranquille pour un bon bout de temps”, dit Dharamsing.

Et si jamais il a un autre concurrent sur sa route, Dharamsing n’hésitera pas à faire un saut en Chine pour… renouveler son stock de matièes premières.

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