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Les observateurs ont trouvé les élections ?free and fair?

6 juillet 2005, 00:00

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La mission des observateurs de la Southern African Development Community (SADC) a conclu que le scrutin de dimanche dernier a été ? free and fair ?. Après quinze jours de présence sur le terrain, ils ont émis quelques recommandations. Quinze parlementaires de dix pays de la SADC, regroupés au sein du SADC Parliamentary Forum, ont sillonné Maurice. Avant les élections, ils ont rencontré la commission électorale, les dirigeants politiques, les médias, les ONG et la police. Ils ont visité 98 centres de vote le jour du scrutin et le jour du dépouillement.

Malgré la mort d?un activiste, les observateurs estiment que les élections se sont déroulées dans ?le calme et la tolérance?. Ils affirment avoir apprécié l??impartialité? de la commission électorale et, notamment, son rôle dans la sensibilisation des électeurs. Le civisme de l?électeur mauricien a également été souligné. En ce qui concerne les médias, les observateurs ont souhaité mettre l?accent sur ?l?exemple mauricien qui a su ouvrir ses ondes pour les élections?.

En revanche, les observateurs regrettent que Maurice soit encore ?loin derrière? les autres pays de la SADC, en termes de représentativité féminine. Ils demandent aux partis politiques ?de faire preuve de plus de volonté?.

Participation plus importante de femmes mais aussi financement public des partis politiques : les observateurs de la SADC estiment qu?il faudrait, finalement, suivre les recommandations de la commission sur la réforme électorale présidée par l?expert Albie Sachs.

De leur côté, les observateurs de l?Electoral Institute of Southern Africa (EISA), une autre ONG présente lors des élections, s?inquiètent eux aussi du faible nombre de femmes candidates. En règle générale, l?ONG souhaite que Maurice introduise des réformes pour améliorer la qualité des élections et de la représentation politique.

Par ailleurs, cette ONG remarque que le système first past the post a un effet pervers sur la représentation féminine et celle des groupes « désavantagés ». Elle dit sa préoccupation que la taille des circonscriptions diffère beaucoup. Elle critique le fait que le registre électoral date de 2004 et que les électeurs n?ont pas besoin d?une pièce d?identité pour voter. L?EISA recommande que l?utilisation de ressources publiques à des fins électorales soit réglementée. Enfin, cette ONG suggère que des observateurs locaux puissent intervenir lors d?élections.

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