Publicité
Les méfaits des éthers de glycol à la loupe
Par
Partager cet article
Les méfaits des éthers de glycol à la loupe
LORS d?un procès devant le tribunal d?Evry, en France, la responsabilité des éthers de glycol a été, pour la première fois, admise devant la justice. Un espoir de reconnaissance pour la quarantaine de membres de l?Association des victimes des éthers de glycol (Aveg). Alors qu?à Maurice et en l?absence du Dangerous Drugs Act, ces produits ne sont pas sur la liste de ceux considérés commes nocifs.
Ces molécules chimiques, présentes dans la peinture à l?eau, les vernis ou les cosmétiques, provoquent des troubles sexuels et de graves malformations f?tales. Les plaignants, exposés sur leur lieu de travail, dénoncent l?imprévoyance de leurs employeurs et l?indifférence des autorités sanitaires
Surmontant les séquelles d?une poliomyélite contractée à 11 mois, Thierry Garofalo, 48 ans et ancien employé d?IBM, est devenu champion handisport de tennis de table olympique. Il se bat aujourd?hui devant la justice pour situer les responsabilités dans sa déchéance physique. Il affirme que les coupables sont les éthers de glycol.
A la suite d?une plainte contre X..., le tribunal d?Evry a ouvert une information judiciaire. Le demandeur a obtenu une première victoire : une expertise médicale commandée par la juge d?instruction affirme que ?M. Garofalo présente une atteinte de la fonction de reproduction qui est imputable de façon directe et certaine à une origine toxique (éthers de glycol)?.
Les autres malades, réunis au sein de l?Aveg, y voient un espoir de reconnaissance. Ils sont pour la plupart d?anciens employés d?IBM, qui souffrent de troubles divers ou qui ont mis au monde des enfants malades. Un tribunal de Californie traite actuellement les plaintes de quatre ouvriers d?IBM, victimes d?impuissance et de cancers après avoir manié un cocktail de produits chimiques, dont des éthers de glycol. Une étude menée sur 30 000 salariés américains d?IBM démontrerait en effet une surmortalité ?significative? par cancer.
Ils sont plus de 250 plaignants à demander un dédommagement. Ils affirment que l?entreprise avait entrepris des recherches discrètes, dès les années 1980, allant jusqu?à examiner les tampons hygiéniques de leurs employées, mais qu?elle a tu les risques. Contrairement à celles de l?amiante, les victimes des éthers de glycol ont encore des difficultés à faire valoir leur préjudice. La connaissance scientifique de ces produits et de leurs conséquences reste imparfaite alors que les effets cancérigènes sont soupçonnés mais pas clairement établis.
Publicité
Publicité
Les plus récents