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Les misérables !
Robbie Savage est au centre d?une drôle de polémique à Birmingham. Le Gallois, chouchou du kop de Saint-Andrews, est en conflit ouvert avec la direction du club depuis qu?il a fait parvenir à celle-ci, par écrit, une requête de transfert.
Savage prétend se plaire dans les Midlands mais souhaite néanmoins rejoindre Blackburn Rovers, histoire, dit-il, de se rapprocher de sa famille, basée dans le Nord du Pays de Galles. A Ewood Park, qui plus est, il retrouverait quelqu?un qui lui est cher, son compatriote et ancien sélectionneur gallois Mark Hughes.
Mais le patron de Birmingham City ne l?entend pas de cette oreille. « Ça fait douze ans que je suis à la tête des Blues et aucun joueur ne nous a quittés en fixant les règles du jeu », dit David Sullivan, exaspéré. « Plus Savage se plaint, plus on lit des choses sur ses états-d?âmes dans la presse, plus nous lui rendrons la vie difficile ».
Birmingham a d?ailleurs déjà commençé à dompter son ange blond. Il a été éjecté de l?équipe première pour le match perdu contre Bolton mardi et s?est entraîné seul toute la semaine. Pire encore, on lui a sommé de jouer avec l?équipe réserve.
« J?ai toujours eu une grande estime pour Robbie. D?ailleurs, je dis toujours à qui veut l?entendre qu?il est deuxième, derrière Christophe Dugarry, dans ma liste des joueurs préférés ayant porté le maillot de Birmingham », rappelle David Sullivan. Mais, sur ce coup là, le patron des Blues est exaspéré : « Son attitude me rend malade, me déprime? Il a signé un contrat de quatre ans. Il est suffisamment adulte et intelligent pour savoir qu?il doit le respecter. Birmingham, ce n?est pas la sécurité sociale. On n?y fait pas ce qu?on veut ! »
Aux dernières nouvelles, le club des Midlands serait disposé à laisser partir Savage pour £ 3.5 millions. Blackburn avait initialement proposé £ 2.7 millions. Affaire à suivre.
Henchoz déprime
Il y a plus à plaindre que Robbie Savage en Premier League. Ainsi, du côté de Liverpool, le pauvre Stéphan Henchoz nage en pleine déprime depuis quelques semaines.
D?ailleurs, son départ d?Anfield est presque acquis. Rafael Bénitez ne fait pas confiance à l?international suisse pour un sou et ne l?a du reste aligné que quatre fois cette saison. Qui plus est, avant même qu?il n?ait eu le temps de plier bagages, on lui a déjà trouvé, en l?Argentin Mauricio Pellegrino, un remplaçant.
Mais, davantage que le fond, c?est la forme qui blesse Henchoz, lui qui a le sentiment du devoir accompli. Ancien partenaire axial du Finlandais Sami Hyypia en défense central, Henchoz a en effet été, pendant plusieurs saisons, une pièce-maîtresse dans le dispositif de l?ancien manager Gérard Houllier et, de l?avis de tous, il a plusieurs fois sauvé Liverpool d?une déroute certaine.
Aujourd?hui, Henchoz est le vilain petit canard. On l?a abandonné, vilipendé. On l?humilie au quotidien. Et, en attendant de rebondir à Southampton, Crystal Palace ou les Glasgow Rangers, le Suisse s?attèle à prendre sa revanche. Et elle est cinglante.
Depuis quelques jours en effet, Henchoz dit ce qu?il veut, quand il veut, à qui il veut. Disons qu?il ne manie plus la langue de bois. Et, bien entendu, c?est Rafael Benitez qui en prend le plus sur la tête?
« Après tout ce que l?entraîneur m?a fait subir, je ne lui ferai aucun cadeau, aucun ! Si je quitte le club, ce sera sur la base d?un transfert libre. Il est hors de question que Liverpool se fasse un seul sou sur mon dos », tempeste Henchoz, hors de lui. Et d?ajouter : « Mes jours sont comptés à Liverpool, j?en suis conscient. Là-bas, je suis le roi des hors-la-loi. Pour certains, je n?existe plus? »
Edu est vexé
Autre malheureux pensionnaire de la Premier League : Edu. Le Brésilien d?Arsenal n?a pas voulu prolonger son contrat sous prétexte qu?il ne comprend pas pourquoi son club a mis autant de temps à régler sa situation.
Son contrat expire fin juin. Et, malgré ses nombreuses requêtes, les Gunners n?auraient, jusqu?ici, pas revu à la hausse une première proposition d?extension, proposition jugée dérisoire et humiliante par l?agent du joueur, son frère Amadeo Fensao.
Edu, en tout cas, se dit vexé au plus haut point : « Je ne suis pas sûr de vouloir rester à Highbury. Le club a laissé pourrir la situation », regrette le milieu de terrain de 26 ans, qui serait en contact avancé avec trois clubs espagnols, à savoir le Real Madrid, Barcelone et Valence. « Si Arsenal voulait vraiment me garder dans son effectif, il n?aurait pas attendu six mois avant la fin de mon contrat pour le faire. Tout ça me laisse songeur », précise le Brésilien, conscient que les règlements de la FIFA lui autorisent désormais d?entamer librement des négociations avec d?autres clubs.
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