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Les ministres dans le vif de l?action

15 septembre 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Entre le mécontentement des uns et l?euphorie des autres pendant le week-end, l?heure sera ce matin au travail pour les nouveaux ministres. Nouveaux défis, nouveaux dossiers avec lesquels il faudra se familiariser.

Le cabinet composé de 22 ministres s?installe aujourd?hui, avec des passations de pouvoirs entre collègues. Sauf que certains risquent ne pas avoir de bureaux?

A l?instar du ministre de l?Industrie, Dharam Gokhool. Car Mahen Gowressoo, ministre des Entreprises, pourrait occuper le bureau de l?ex-ministre, Rajesh Jeetah. Balkissoon Hookoom, ministre de la Fonction publique, pourrait également se retrouver sans bureau, ce dernier étant occupé par le chef de la fonction publique.

Des changements sont aussi à prévoir au niveau des chefs de cabinet et des Principal Assistant Secretaries avec les nouvelles attributions dans les ministères.

Entre-temps, les nouveaux titulaires envisagent déjà de mettre en oeuvre plusieurs dossiers. Comme le vice-Premier ministre et ministre des Energies renouvelables, Rashid Beebeejaun qui compte s?attarder sur les nouvelles technologies dans l?énergie solaire. Il veut du «concret et vite». L?heure d?été qui devrait entrer en vigueur le 26 octobre sera aussi un de ses dossiers prioritaires.

Pour d?autres, notamment pour le ministre de la Santé, Rajesh Jeetah, le travail a déjà commencé, hier. Il s?est rendu à l?hôpital Victoria hier après-midi pour une visite des lieux. «Il y a huit millions de personnes qui se font traiter chaque année dans les hôpitaux et les dispensaires. Quelque 192 000 personnes sont admises. Je dois donc pouvoir assurer que le système marche avec le moins de dysfonctionnements possibles», soutient-il. Ce dernier veut mettre le doigt sur la plaie des pannes fréquentes d?équipements, sur les pénuries de médicaments et sur la formation des médecins.

Son prédécesseur, Satish Faugoo, n?est pas moins enthousiaste à l?Agriculture. Après avoir eu, dit-il, un «bon bilan» à la Santé, il voit dans son nouveau portefeuille, un «grand défi». La crise alimentaire sera un des dossiers prioritaires. Et des réformes importantes entamées par son collègue, Arvin Boolell, seront poursuivies.

Ce dernier, qui est passé au ministère des Affaires étrangères, se dit «très emballé». Arvin Boolell est d?avis que «ces nouvelles responsabilités représenteront un plus dans ma carrière politique. Un grand challenge que je prendrai plaisir à relever».

C?est avec la même détermination qu?Asraf Dulull abordera ses nouvelles fonctions ce matin. «Le ministère est nouveau mais la gestion ministérielle reste la même indépendamment des ministères. Le logement était un dossier complexe», souligne-t-il.

Le nouveau ministre des Technologies de l?information et de la Communication, a quelques idées en tête mais se garde de les dévoiler en attendant de rencontrer les cadres de son ministère. Les dossiers de Mauritius Telecom, du State Informatics Ltd, sont à nouveau sous la tutelle de ce ministère contrairement au temps d?Etienne Sinatambou.

Ce dernier encore peu remis d?avoir été exclu du cabinet s?est réfugié dans un mutisme, hier. Il ne souhaite ni affirmer ni confirmer s?il a accepté le poste de Deputy Speaker laissé vacant par Jean-François Chaumière.

Lormus Bundhoo ne cache de son côté pas sa joie de faire partie du cabinet ministériel. Il a profité de son dimanche hier pour faire une tournée dans sa circonscription? avant de s?attaquer aujourd?hui à consolider le «land drainage programme».

Le ministre de l?Environnement et de la National Development Unit (NDU) craint «qu?avec les grosses pluies, nous nous retrouvions en difficulté dans des zones à risque. Un programme a commencé. Il me faut l?accélérer».

Pour être en phase avec le concept d?une île durable, Lormus Bundhoo, entend très vite finaliser le National Environment Plan. «La question de l?environnement est encore plus pertinente quand on est une petite île insulaire qui est très vulnérable», précise-t-il.

En revanche, le ministère ne sera pas si nouveau pour Devanand Ritoo. Il y était en tant que conseiller et coach de 1995 à 2000. Cet ancien entraîneur national de l?équipe des jeunes de football va vivre sa passion qu?est le sport autrement. Il se rend à sa première fonction de compétition de volley-ball intercollèges aujourd?hui.

<B>Jane L.O?NEILL</B>

Paul Bérenger : «Scandaleux»</B>

■ «Scandaleux.» Telle est la réaction du leader du MMM, Paul Bérenger, face à la prestation de serments des nouveaux ministres, samedi. Une cérémonie qui a eu lieu alors que, affirme-t-il, il y a «deux faux vice-Premiers ministres qui n?ont pas encore démissionné». Au cours d?une conférence de presse samedi, le leader du MMM a fait ressortir que cela fait vingt jours que les juges de la Cour suprême ont déclaré anti-constitutionnels les postes de vice-Premiers ministres. Il estime «révoltant» que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, n?ait pas encore remédié à la situation.

Paul Bérenger a rappelé que si le gouvernement veut amender la Constitution et faire fi des conclusions de la Cour suprême, il faut une majorité des deux tiers au Parlement. «Nous ne sommes pas convaincus qu?il faut amender la Constitution. Si j?apprends que l?Alliance sociale va dans ce sens, le MMM et le MSM vont accorder leur violon», dit le leader du MMM.

Commentant la nomination de SAJ à la présidence, il a fait ressortir que ce deuxième mandat ne compromet pas le rapprochement entre le MMM et le MSM. Paul Bérenger dira qu?il sera au Parlement vendredi prochain pour la motion qui sera proposée afin de valider ce second mandat.

<B>Jean-Denis PERMAL</B>

<B>Le Premier ministre s?attaque aux organismes parapublics</B>

■ Après le remaniement ministériel, des changements sont à venir dans plusieurs organismes parapublics. «Oui bien sûr pou ena sanzman dan cor parapublic si», a laissé entendre le Premier ministre, Navin Ramgoolam, à «l?express», samedi, après la cérémonie de prestation de serments à la «State House». Mais il n?a pas voulu donner de détails précis sur les institutions qui seront concernées. Il aurait cependant préparé un solide dossier sur ces organismes nommément sur ceux qui ont été nommés à la tête de ces institutions par le gouvernement en 2005. Mais aussi certains présidents de conseils d?administration.«Ena dimounn finn blie ki zot pe fer laba, dan sa bann cor para étatic la», souligne le Premier ministre, sur un ton sévère. Et les spéculations vont bon train depuis un certain temps sur les organismes parapublics qui seront concernés. Navin Ramgoolam fait, lui, remarquer que ces changements cadrent avec sa philosophie qui vise à moderniser le pays face aux défis mondiaux. Tout aussi intraitable, il insiste qu?il ne va pas permettre qu?on «déstabilise» son gouvernement et qu?il croit dans le travail d?équipe et la solidarité de tout un chacun pour faire avancer le pays.

<B>Bernard SAMINADEN</B>

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