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Les malades mentaux privés de droits
L?association Anjanakoloina voit le jour afin de protéger les droits des malades mentaux. Ses membres interpellent l?Etat sur la situation actuelle à Anjanamasina.
?Nous sommes unis pour défendre les droits de toutes les personnes oubliées à Anjanamasina?. La déclaration est d?Andriatseheno Ramalalaharison, président de l?association Anjanakoloina, nouvellement créée pour la protection des droits des malades mentaux et des convalescents.
Ses neuf membres comptent, avec l?aide du ministère de la Santé, du planning familial et de la protection sociale, mobiliser tout le monde pour mieux considérer cette maladie non-transmissible qu?est la maladie mentale.
?Les malades mentaux sont négligés par la société et par les autorités. Pourtant, les soigner est une opération de longue haleine. Ainsi, le post-cure doit être assuré à long terme?, explique Andriatseheno Ramalalaharison qui déplore la situation que vivent actuellement les 85 malades mentaux pris en charge par l?hôpital psychiatrique d?Anjanamasina.
Complètement démunis
?La majorité d?entre eux sont abandonnés par leurs proches, sans argent et sans nourriture?, regrette-t-il. Ce centre psychiatrique, sis à 18 km de la capitale, offre tant bien que mal les soins pour le rétablissement des malades.
?La vétusté des infrastructures du centre est un supplice pour les patients et les médecins qui aspirent à vivre dans un environnement meilleur?, soutient Germaine Razafindranaoro, une proche d?une des malades aujourd?hui en convalescence, pour inciter les autorités compétentes à intervenir. La célébration de la Journée mondiale de la santé mentale, hier à Anjanamasina, constituait un pas en avant. L?association Anjanakoloina est composée de donateurs, de parents et proches des malades. La création de cette association est un salut pour les malades mentaux dont la plupart sont laissés aux oubliettes.
Fanja SAHOLIARISOA
© L?Express de Madagascar
STRUCTURE D?ACCUEIL
Une majorité de drogués
Les hommes sont nombreux au centre psychiatrique d?Anjanamasina. Ils sont au nombre de 50 pour 85 malades.
La plupart souffrent d?une maladie liée à la drogue. Mais pour les femmes, leur maladie est souvent la conséquence d?une expérience difficile : violence conjuguale, désordre familial et autres problèmes sociaux.
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