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Les licenciés de Texel attendent toujours leur compensation
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Les licenciés de Texel attendent toujours leur compensation
ILS VEULENT passer les fêtes de fin d?années dans les meilleures conditions. Mais neuf mois après la fermeture de l?usine textile, les 1 300 employés de Texel Knitwear Ltd de Triolet attendent toujours le paiement de leurs indemnités.
Le président du syndicat dit avoir rencontré mardi dernier Omar Rawat, le liquidateur de l?usine qui n?a toujours pas soumis ses propositions concernant le paiement des indemnités de licenciement. Omar Rawat lui a fait savoir qu?il est en présence d?une réclamation d?une institution bancaire relative à la location impayée d?un bâtiment industriel.
Las d?attendre, les ouvriers, à travers leur syndicat, la Textile Manufacturing and Allied Industries Workers Union, ont adressé hier, une lettre au Premier ministre par intérim et ministre des Finances, Pravind Jugnauth. ? Si le liquidateur décide d?honorer ses engagements envers cette institution bancaire, il sera difficile d?accorder des indemnités de licenciement adéquates aux licenciés?, soutient le président du syndicat. Il demande donc à Pravind Jugnauth d?user de son pouvoir pour que priorité soit accordée aux licenciés de Texel.
Au moment de la fermeture, les ouvrières n?ont touché qu?entre Rs 1 200 et Rs 1500. Ainsi, ils n?ont perçu que 42 % de leur salaire de février, date à laquelle l?usine a mis la clef sous le paillasson.
Petits boulots
Les licenciés comptent en moyenne entre cinq et 27 années d?emploi. Bon nombre d?entre eux ont trouvé de l?emploi dans les usines de la région. D?autres, en raison de leur âge avancé, ont dû se rabattre sur les petits commerces pour gagner leur vie : vente de gâteaux piments, de confiserie ou dépendent du salaire de leur époux ou des proches.
Marie-Noëlle Douce, de Cité La Cure, fait partie de celles-là. Avec quinze ans de loyaux services au sein de la défunte usine, elle avoue qu?elle passera une très mauvaise fin d?année si elle n?obtient pas ses indemnités. ?Depuis que j?ai quitté l?usine, je n?ai pas de travail. Mes proches me nourrissent. J?aurai tant aimé leur offrir des cadeaux pour la Noël mais je n?ai pas d?argent.?
Pour d?autres, la situation est pire. Sonawtee Nanda, 42 ans, vit un véritable calvaire. ?Partout où je passe, on me dit que je suis trop âgée. J?ai quatre enfants sur le bras. Deux sont handicapés. Je vis de leur pension alimentaire. Le salaire de mon mari ne suffit pas. J?ai trop des dettes?, dit-elle, la voix nouée d?émotion.
Depuis février, elle n?a pu acheter des vêtements neufs. ?Même pas pour Divali?. Elle dit regretter aujourd?hui d?avoir consacré 15 ans de sa vie à cette usine pour finalement se retrouver à la porte. Tout ce qu?elle demande, c?est que le gouvernement intervienne pour mettre un peu de soleil dans sa famille pour les fêtes de fin d?année.
Entre-temps, l?espoir des ouvrières demeure dans la Cour industrielle où l?affaire sera appelée aujourd?hui.
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