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Les licenciées de Texel demandent leurs indemnités
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Les licenciées de Texel demandent leurs indemnités
Ces ouvrières ne sont pour la plupart plus des jeunettes, mais elles n'hésitent pas à manifester sous un soleil de plomb. Pancartes à la main, une cinquantaine de licenciées de la défunte usine Texel Knitwear, tentent avec l'énergie du désespoir de faire intervenir le gouvernement.
Elles voudraient pouvoir au moins toucher une partie de leurs indemnités pour passer les fêtes dans de meilleures conditions. Depuis la fermeture, en février, de cette unité de fabrication de t-shirts basée à Triolet, quelque 1 300 ouvrières n'ont en effet pas vu la couleur de leur prime de licenciement.
La frénésie des achats qui frappe les foyers en cette période les rend encore plus tristes. Swasti Bundhoo, 52 ans, travaillait depuis onze ans chez Texel Knitwear : «Je n?arrive pas à trouver un emploi. On me dit que je suis trop vieille pour travailler. Je me fais aider financièrement par mes proches. Ce n'est pas suffisant. J?ai dû supprimer ma ligne téléphonique car les factures s?accumulent.»
«Un véritable cauchemar»
Rada Jeeboth, 53 ans, affirme qu'elle va passer «le Noël le plus triste de sa vie.» La gorge nouée par l'émotion, elle est au bord des larmes. «Les fêtes de fin d?année approchent et je n?ai plus un sou. Je demande au gouvernement d?intervenir.»
Veena Chinien, de son côté, avoue qu?elle ne mange plus à sa faim. «Je ne vis qu?avec la pension de vieillesse de Rs 1 700 de ma mère. Ce n?est pas suffisant. C'est un véritable cauchemar.»
La police, de son côté, intervient et demande aux ouvrières de s'en aller. Leur manifestation, devant l'hôtel du gouvernement est en effet illégale puisque leur groupe dépasse onze individus et qu'aucune autorisation n'a été donnée (Public Gathering Act). La cinquantaine de licenciées refuse dans un premier temps d?obtempérer mais la police hausse le ton : «On vous embarquera toutes si vous restez là!»
Quelques jurons fusent, puis elles baissent les bras mais laissent derrière elles un petit groupe d'une dizaine d'ouvrières. Ces dernières manifestent encore pendant une heure puis s'éloignent en scandant des slogans hostiles au gouvernement
Au ministère du Travail et des relations industrielles, on soutient que la question du paiement des indemnités est entre les mains de la cour industrielle. Une réunion à ce propos est prévue le 27 mai avec le liquidateur. Les ouvrières seront alors fixées sur le montant auxquel elles auront droit. Encore cinq long mois?
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