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Les lauriers après les obstacles

23 juin 2008, 00:00

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En 2001, le collège Friendship (section garçons) fêtait ses 40 ans. Ccette année, c?est la section des filles qui célèbre ses 40 années d?existence. En 1961, les fondateurs ont lancé le collège Friendship (alors mixte) et en 1968, certains du groupe ont fondé le collège des filles. Aujourd?hui, chaque institution a sa propre identité sa propre administration. Elles ont néanmoins gardé le même nom.

Le directeur, Doorganah Venkatasawmy, est l?un des pionniers de cette institution. Enseignant, il travaillait dans un collège de Goodlands. Comme collègues, il avait, entre autres, les dénommés Pillay et Pratab. (Il ne se souvient plus de leurs prénoms). Leurs conditions de travail laissaient à désirer. Souvent, ils ne recevaient pas leurs salaires.

Ils décident alors de fonder un collège. Ils ont le soutien de Ramchurn Kumar Bachooa, qui allait financer le projet. Ils entrent en contact avec le propriétaire d?un terrain à la route Astoria qui accepte de construire un bâtiment. À condition, qu?ils paient deux années de location. Avec l?achat des pupitres et des chaises, ils doivent trouver Rs 12 000. C?est Ramchurn Kumar Bachooa qui allait tout financer.

Durant sa première année, le collège attire 175 à 200 étudiants. Le personnel est de huit personnes. Doorganah Venkatasawsmy souligne que ces années-là seront parsemées d?obstacles. Ses deux amis, Pratab et Pillay, le quittent. À chaque fin du mois, c?est un véritable calvaire. Comment trouver l?argent pour payer les enseignants ? Bon nombre d?étudiants dont les parents sont des laboureurs, ne peuvent s?acquitter de leurs frais de scolarité. La direction est obligée de changer de local. L?actuel directeur raconte qu?il a dû changer quatre fois d?emplacement. L?un d?eux était un hall pour des mariages le dimanche, et le lendemain, il redevenait un collège?

Mais la volonté d?aider les jeunes, surtout les plus pauvres, est plus forte chez Doorganah Venkatasawmy. Malgré toutes les difficultés, il ne se décourage pas. Et la lumière arrive au bout du tunnel en 1977, quand l?éducation secondaire devient gratuite.

Autre mentalité

Huit ans plus tard, la direction fait l?acquisition d?un terrain de trois arpents et demi et commence la construction de l?actuel bâtiment. Grâce à la vision de l?ancien ministre de l?Education, Armoogum Parsuramen, (un ancien étudiant du collège Friendship), le collège se développe et devient un des collèges les plus fréquentés du Nord.

Depuis, le collège a accompli d?énormes progrès. Quarante ans après, le collège dispose de 41 salles de classe et de six autres pour les recalés du CPE. Il y a 1 700 étudiants et le personnel est de 134 dont 35 non-enseignants.

Le collège offre tout un éventail de matières, dont une des dernières est Travel and Tourism. Une place importante est accordée au sport, à la musique, à la danse, au théâtre et à l?informatique. L?équipe de football vient de remporter un tournoi réservé aux collèges du Nord.

Le taux de réussite au School Certificate (SC), l?année dernière a atteint 83 % (sur 234 candidats) et 75 % au Higher School Certificate (HSC) (157 candidats). Les anciennes étudiantes sont présentes dans presque tous les secteurs. L?assistante clerc de l?Assemblée nationale, Ourmila Ramchurn, est une ancienne étudiante de l?institution.

Toutefois, le directeur souligne qu?il devient de plus en plus difficile de maintenir la concurrence aux collèges d?Etat. «Ils prennent les meilleurs élèves.» Il constate aussi que les étudiants ont une «autre mentalité» aujourd?hui. Ce que confirme une des plus anciennes enseignantes du collège, Indurani Chatoo : «Les étudiantes disent connaître leurs droits. Il faut donc faire plus attention dans notre attitude à leur égard .»

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