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Les infirmiers tentés par le privé
Les infirmiers donnent le mal de tête au ministère de la Santé. Après l?exode vers la Grande-Bretagne, ils sont maintenant nombreux à quitter les hôpitaux pour intégrer les cliniques privées. Non sans l?encouragement, semble-t-il, de certains spécialistes des hôpitaux qui exercent aussi dans le privé.
«La situation est insupportable», lançait hier le ministre de la Santé lors d?une Regional Management Meeting à l?hôpital SSR. Ashock Jugnauth a affirmé qu?il prendra des sanctions sévères contre les infirmiers qui ne se trouvent pas à leurs postes dans les hôpitaux.
Et pour bien faire comprendre que cette situation est prise avec le plus grand sérieux, un communiqué affirmant que de telles conduites ne seront pas tolérées a été envoyé aux médecins.
Mais les infirmiers qui abandonnent le service public ne causent pas le seul problème qui ronge la Santé. Au cours d?une visite surprise, un officier du ministère a constaté que certaines salles d?hôpitaux sont dans un état pitoyable. Des mégots de cigarettes jonchent les vérandas, les salles n?étaient pas encore été nettoyées et un cafard mort avait même été découvert dans un tiroir.
A l?heure des visites, dans plusieurs salles, les déchets n?avaient pas encore été triés alors que les vitres des fenêtres étaient sales. L?état des lieux favorise ainsi la propagation de maladies et non leur prévention.
Le contraste est flagrant avec d?autres salles où les responsables agissent de manière professionnelle et où la propreté règne.
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