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Les Indestructibles

25 décembre 2004, 00:00

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Pixar a encore frappé. Son dernier petit bijou animé est un vrai succès, aux Etats Unis, en Europe et sûrement à Maurice, où le film est projeté depuis hier, dans nos salles.

L’entreprise d’animation californienne fait coup sur coup. Après le génial Némo qui a fait plonger à ses pieds la Terre entière, il y a tout juste un an, le pixarien déjanté Brad Bird, nous propose une nouvelle vague de synthèses. Après les jouets de Toy Story, les fourmis de 1001 Pattes, les monstres de Monstres & Cie et les poissons du Monde de Nemo, Les Indestructibles est le premier film d’animation Pixar à mettre en vedettes des humains.

Incroyables ? Non, parce que les producteurs français ont préféré ne pas faire appel à un traducteur pour trouver un bon titre. Reste que les Incredibles et Les Indestructibles, sont incroyables, vraiment.

Salué par la critique et par le public, le film installe confortablement son statut de succès de fin d’année, place pourtant

largement convoitée, dont par l’ennemi juré Dreamworks. Pourquoi ça marche ? Parce que tous les ingrédients sont là. Pas ceux d’un bon dessin animé, mais les ingrédients d’un bon film, censé, intelligent, réfléchi, destiné à tous les publics, enfants, ados, adultes.

Bob Paar, le héros, était autrefois, l’un des plus grands super-héros de la planète. Mais aujourd’hui, il n’est plus qu’un petit expert en assurances ennuyeux qui ne cadrent pas avec la vie à laquelle il aspire.

Obligé de remettre son costume au placard il y a quinze ans, Bob est aujourd’hui l’époux d’Hélène, ex-Elastigirl, qui aurait perdu de sa vitalité et aurait arrêté de faire du sport, qui se sert de ses bras extensibles, jadis lanceurs de poings, pour passer l’aspirateur sous les meubles.

Les personnages sont très bien définis et sont l’une des clés du succès du film. On s’attache à eux car ils nous sont proches, même avec des super pouvoirs. Réussite pour ce premier film de Pixar mettant les humains en vedette. Bob est aussi père de trois enfants, Violet l’invisible ado renfermée, capable de se rendre invisible et de créer des champs de force magnétiques. «Mais pas dans la maison !!! ».

Dash, le survolté, énervé et le speedé petit frère qui court plus vite que son ombre. Il n’a jamais peur, même pas mal, et adore embêter sa sœur.

Enfin, Jack Jack, le seul à ne pas avoir de pouvoirs magiques. C’est une histoire de super-héros autant qu’une histoire de famille. Le réalisateur Brad Bird voit d’abord Les Indestructibles comme “une comédie sur des super-héros qui découvrent leur côté humain plus ordinaire . Au fil de l’écriture, j’ai eu envie de créer un monde riche de culture populaire, avec des gadgets d’espions, des super-pouvoirs tirés tout droit d’une B.D., des méchants abominables qui utilisent des machines extraordinaires, mais en même temps, je voulais écrire une histoire qui parle vraiment de la famille».

En cachette, Bob écoute les fréquences de la police et attend de pouvoir sauver des vies dans la plus grande illégalité avec son ami de toujours Frozone. C’est alors que l’incroyable se produit. La belle et mystérieuse Mirage lui propose de sauver le monde et voilà Bob parti en soudaine mission secrète.

Il va découvrir que derrière cette alléchante proposition, se cache un génie malfaisant avide de vengeance et de destruction. Nous voilà soudain transportés de la banlieue moyenne légèrement futuriste et tranquille à la jungle tropicale féroce et menaçante. L’appel de l’aventure. Mr Indestructible n’y résiste pas. Des combats où les talents de chacun sont mis en avant, sans pour autant éterniser les scènes d’action. Chacune d’elle est une sorte d’épreuve que la famille Paar doit réussir pour accomplir sa destiné.

Les Indestructibles s’annonce marrant, moral, souvent sombre aussi. On entre dans un nouveau monde d’animation. Un super monde que l’on a super envie de découvrir en super-famille. Gags hauts en couleurs vives. Pixar vous propsoe un feu d’artifice de deux heures. La technique est là mais parvient aisément à se faire oublier grâce à un scénario qui tient l’autoroute. Le principal enjeu technique était de souligner, malgré le trait humoristique et caricatural, l’humanité des personnages, en travaillant sur les expressions, les peaux, les cheveux, et les vêtements.

Desormais, c’est certain, la planète Pixar, libérée de l’emprise toute puisssante de Disney, peut voler de ses propres ailes. On le sait depuis longtemps (Toy Story) mais c’est toujours bon de le dire, Pixar, c’est super.

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