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Les grandes man?uvres du « Board of Investment »

20 janvier 2008, 00:00

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Le Board of Investment (BOI) poursuit son offensive sur les investisseurs étrangers. Si dans un premier temps, le mandat du BOI était essentiellement axé sur la création d?un environnement légal et administratif favorisant les investisseurs, les différentes missions à l?étranger ont vite sonné l?heure de passer à la deuxième étape.

C?est dans cet esprit que le BOI, en partenariat avec le Commonwealth Secretariat, organise, dès la semaine prochaine, une série de symposiums afin de dégager une stratégie pour la suite.

Et comme maestro de cette série d?activités, le président d?Oxford International, Percy Mistry, a été approché pour aider à alimenter les débats. Ce dernier a d?emblée expliqué sa vision lors de la conférence de presse qu?a organisé le BOI hier. « Maurice fera une bonne performance dans l?ère post-industrielle. Il y a très peu de chances que le pays soit compétitif dans le domaine manufacturier, mais il y a des secteurs de services où nous pouvonsnous positionner. »

Ainsi, au cours des prochaines semaines, des experts de divers secteurs concernés seront appelés à partager leurs opinions et craintes, afin de dégager un plan d?action. D?ailleurs, des investisseurs potentiels seront également invités, à l?image d?Himesh Kampany, ancien partenaire de Morgan Stanley qui a des « millions à investir », selon Percy Mistry.

« Les nouveaux milliardaires sont aujourd?hui en Asie, et c?est de là qu?il faut puiser. Ce sera à nous de convaincre Himesh Kampany. Même s?il n?investit que 10 % de ses activités, cela représentera Rs 100 à 150 millions », explique Percy Mistry.

Et les secteurs des services et celui de la finance sont justement les deux premiers thèmes sur lesquels se pencheront les symposiums. Car comme le souligne Nikhil Treeboohun, consultant auprès du Commonwealth Secretariat, il s?agit de trouver une feuille de route pour l?exportation des services. « Nous savons dans quelle direction aller, mais pas comment.

On n?a pas assez d?expérience. »

L?intérêt de Maurice

Percy Mistry estime, quant à lui, que cette réalité ne désavantage pas Maurice pour autant. « Des 16 trillions de dollars du commerce mondial, le secteur des services concerne seulement moins de 4 trillions. Dans dix ans, les services représenteront 40 % du commerce mondial. »

Et pour lui, c?est là que réside l?intérêt de Maurice. « Si le pays peut aspirer à un dixième d?un pour-cent, cela représente déjà 400 millions de dollars pour Maurice. De mon point de vue, aspirer à 200 et 300 millions de dollars serait une contre-performance pour nous. Vous pouvez aspirer à plus. »

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