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Les frères terribles de Trois-Boutiques

14 août 2004, 20:00

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La promiscuité, quand on est issu d?une famille nombreuse, peut occasionner de graves ennuis. Un habitant du Bouchon, Trois-Boutiques, l?a appris à ses dépens la semaine dernière.

Dev Ramasamy, 33 ans, partage la modeste bicoque familiale avec sa fratrie. Il a été sauvagement agressé au sabre par son frère Rakesh, 29 ans, lors d?une dispute. Il a eu la cheville droite amputée, l?autre jambe en partie sectionnée, les doigts des deux mains coupés et de multiples blessures sur le corps.

Chez cette famille, les querelles sont légion et se terminent souvent au poste de police. Dev et ses frères sont aussi des blessés réguliers de l?hôpital Jawaharlall Nehru de Rose-Belle. Le personnel soignant ne s?attendait toutefois pas à voir Dev dans cet état, tôt le vendredi 6 août. Il avait la cheville et les doigts enveloppés dans une serviette. Dev sortait des toilettes communes vers 3 heures ce matin-là lorsque Rakesh s?est jeté sur lui et l?a sabré dans toute sa furie. Arrêté quelques heures plus tard, il a donné à la police les raisons qui l?ont poussé à agir de la sorte.

Dev avait été libéré sous caution la veille, pour avoir sectionné le pouce de Rakesh, avec l?aide d?un autre frère après une énième querelle. Il l?aura sans doute attendu toute la nuit, tapi dans l?ombre, pour lui régler son compte, selon les enquêteurs de la police criminelle du Sud.

Mais Rakesh n?en démord pas. Il affirme que c?est Dev qui est venu lui chercher querelle dans sa chambre et il l?a agressé en état de légitime défense. Il a été placé en détention préventive pour tentative d?assassinat en attendant que son frère donne sa version des faits sur cette sordide affaire. Transféré dans une salle commune après une semaine passée en soins intensifs, Dev se remet lentement de son agression et de ses blessures. Chapeau à l?équipe médicale de l?hôpital Nehru qui a fait un travail surhumain en lui recousant sa cheville et ses doigts amputés. « So kondisyon zeneral ok. So li pied pe donn bann rezilta pozitif », commente un infirmier.

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