Publicité
Les forces d’Ouattara assiègent la résidence de Gbagbo
Par
Partager cet article
Les forces d’Ouattara assiègent la résidence de Gbagbo
Les forces d''''Alassane Ouattara maintiennent le siège de la résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan, après l''échec d''une attaque destinée à déloger le président sortant de Côte d''Ivoire, retranché avec ses proches.
Quelques explosions ont parfois brisé le silence enveloppant la capitale économique ivoirienne dans la nuit de mercredi à jeudi, l''une des plus calmes depuis l''entrée des Forces républicaines de Côte d''Ivoire (FRCI, pro-Ouattara) à Abidjan une semaine plus tôt, au terme d''une offensive éclaire.
Toussaint Alain, conseiller de Laurent Gbagbo basé à Paris, a déclaré à Reuters que la résidence du président sortant avait été de nouveau attaquée à partir de 23h30 heure de France,(01h30 à Maurice) et que des hélicoptères de la force française Licorne et de l''Opération des Nations unies en Côte d''Ivoire (Onuci) participaient à cet assaut.Ces affirmations n''ont pas pu être vérifiées de manière indépendante et, à Paris, le ministère de la Défense n''a pas réagi dans l''immédiat.
Cependant, selon l’agence de presse AFP, citée par LeMonde.fr, la force française Licorne a de nouveau frappé, mercredi 6 avril au soir, à Abidjan, visant des objectifs militaires à la résidence de Laurent Gbagbo. Ces tirs sont survenus à l''occasion de l''évacuation réussie de l''ambassadeur du Japon. Face aux « tirs nourris des forces pro-Gbagbo, situées dans et autour de la résidence présidentielle » et « notamment dirigés »  vers la résidence voisine de l''ambassadeur de France, la force française a effectué des « tirs de riposte par hélicoptère », selon l''ambassade de France à Abidjan. Le Japon a d’ailleurs salué jeudi l''action de la France et des Nations unies après l''intervention de la force française Licorne pour exfiltrer son ambassadeur de sa résidence à Abidjan mercredi soir où s''étaient introduits des miliciens favorables à Laurent Gbagbo.
« Intransigeance » de Gbagbo
Les forces d''Alassane Ouattara avaient  tenté mercredi de prendre d''assaut la résidence de Laurent Gbagbo dans le quartier huppé de Cocody après l''échec de négociations menées sous les auspices de l''Onu et de la France pour obtenir un départ du président sortant. Cet assaut a été repoussé par des tirs d''armes lourdes, a déclaré un diplomate occidental vivant à proximité.
A Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a reconnu l''échec des négociations et dénoncé l''"intransigeance" de Laurent Gbagbo, tout en soulignant que ni les soldats français de la force Licorne ni les casques bleus de l''Onu n''étaient engagés dans les affrontements.  Laurent Gbagbo refuse de signer un document par lequel il renoncerait à revendiquer le pouvoir. Il a répété dans les médias français qu''il n''avait aucune intention de céder la présidence à son adversaire. L''Afrique du Sud, le Togo et l''Angola pourraient accueillir Laurent Gbagbo si celui-ci acceptait de quitter le pouvoir, a-t-on appris mercredi de sources proches de l''Union africaine.
En raison de la poursuite des combats, les conditions de vie sont de plus en plus précaires à Abidjan, où la population a notamment beaucoup de difficultés à se procurer de l''eau potable. Plus de 1 500 personnes ont été tuées dans les violences en Côte d''Ivoire depuis la fin novembre.
(Source: Reuters)
Publicité
Publicité
Les plus récents