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Les Finances instituent un audit sur BPML
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Les Finances instituent un audit sur BPML
Un diagnostic complet avant l?application des grands remèdes. Le ministère des Finances a décidé d?instituer un comité d?audit pour évaluer la santé financière de Business Parks of Mauritius (BPML). La décision a été prise lors d?une réunion entre le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, accompagné des hauts cadres de son ministère, et des responsables de BPML.
Le ministère des Finances avait estimé que l?état financier du BPML méritait une attention urgente. La compagnie n?arrive pas rentabiliser sur le moyen terme les investissements consentis au cours de ces quatre dernières années.
BPML est le promoteur et le gérant de la cybercité d?Ebène. La société se charge de la mise en place des infrastructures de morcellement. Elle a aussi démarré la construction d?une zone d?affaires à Rose-Belle.
Le business model de BPML se résume comme suit : louer des espaces des cybertours aux opérateurs des technologies de l?information et de la communication principalement; accorder des baux aux investisseurs pour la jouissance des espaces dans les parcs d?affaires; et la vente-location des unités de logement du ?cybervillage?.
Mais les choses n?ont pas marché comme prévu. Le gouvernement craint fort qu?il aura à subventionner d?éventuels déficits du BPML. Il s?intéresse de près aux frais de location pratiqués dans la première cybertour. Le loyer qui est de $1 le pied carré est jugé trop faible pour assurer une rentrée de recettes.
Dans le camp BPML, l?on estime qu?il faut une payback period d?une dizaine d?années au moins compte tenu de la nature et de l?envergure du projet. Ailleurs, dans certains pays du Sud-Est asiatique, par exemple, de grands parcs informatiques très sophistiqués sont restés largement inoccupés pendant longtemps avant de goûter au succès.
Mais plusieurs organismes parapublics et sociétés étatiques affichent des chiffres affligeants. La State Trading Corporation et le Central Electricity Board ont accumulé des pertes massives. Et le gouvernement, dans sa politique de remise en ordre des organismes tombant sous sa tutelle, pourrait s?intéresser de plus près à la situation de la Mauritius Post.
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