Publicité
Les enseignants veulent boycotter le CPE
Par
Partager cet article
Les enseignants veulent boycotter le CPE
Ils avaient fait pression et avaient finalement obtenu une augmentation. C?était il y a trois ans. L?an dernier, ces surveillants aux examens du Certificate of Primary Education (CPE) ont réclamé une nouvelle augmentation. En vain. Las d?attendre, ils menacent de boycotter les examens cette année.
Les syndicats des enseignants du primaire, Government Teachers? Union (GTU) en tête, se préparent ainsi à sortir l?artillerie lourde. Si les autorités n?accordent pas une augmentation de 25 % pour la surveillance de ces examens, ils envisagent de donner le mot d?ordre aux quelque 5 000 enseignants impliqués dans l?exercice, de débrayer. Il est aussi question de demander le soutien des autres composantes du front commun des syndicats du primaire, qui eux également souhaitent voir des augmentations cette année.
«Nous allons les inviter à une rencontre»</B>
«Nous avons fait notre demande en février dernier et nous attendons toujours alors que nous ne sommes plus qu?à quelques semaines de la tenue des examens du CPE», dit Vinod Seegum, président de la GTU. Ce dernier ajoute que «s?il n?y a rien de concret d?ici le 20 août, nous allons mettre toute la machinerie en branle pour boycotter ces examens». Ceux-ci se tiendront du mardi 21 au vendredi 24 octobre pour l?édition 2008.
Au Mauritius Examinations Syndicate (MES), organisateur des examens du CPE, une réunion interne a eu lieu sur la question hier. «Dès que j?aurais toutes les données en main, c?est-à-dire d?ici mercredi, nous allons les inviter à nous rencontrer», déclare Lucien Finette, directeur du MES. D?ici la semaine prochaine, les différentes parties devraient s?asseoir autour de la table des négociations.
La dernière hausse de l?allocation datant de 2006, le président de la GTU, principal représentant des enseignants du primaire du pays, s?attend à ce que les autorités concernées révisent l?invigilation fee en tenant compte de l?inflation des deux dernières années. «En 2007, ils nous avaient dit que nous aurions dû envoyer notre demande avant le budget national. Cette fois-ci, nous nous y sommes pris bien en avance et rien pour l?heure. A chaque fois, on nous dit d?attendre, mais maintenant nous sommes très préoccupés par la tournure que prennent les événements», souffle Vinod Seegum.
En 2006, le MES avait accordé une hausse importante des allocations, après une forte pression des syndicats. Il a fallu un bras de fer d?une semaine entre le ministère de l?Education, le MES et le front commun des syndicats du primaire pour arriver à un consensus qui avait porté les allocations dans la fourchette de Rs 1 800 à Rs 2 400 pour quatre jours de surveillance.
Publicité
Publicité
Les plus récents