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Les employés de la DWC se déchaînent devant le PMO

8 juin 2006, 00:00

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Sit-in illégal devant le bureau du Premier ministre (PM), obstruction à la circulation routière, slogans hostiles au gouvernement? Les employés de la Development Works Corporation (DWC) étaient bien décidés, hier, à se faire entendre dans les rues de Port-Louis à la suite de l?annonce faite, samedi dernier, de l?éventuel démantèlement de cet organisme engagé dans la construction de bâtiments et le nettoyage des routes.

Réclamant également la démission du ministre des Finances, Rama Sithanen, les dirigeants syndicaux qui défendent la cause des manifestants ont menacé de descendre dans la rue de nouveau s?ils n?obtiennent pas une rencontre avec le PM, Navin Ramgoolam ou si la DWC ne figure plus au budget. Cette fois, disent-ils, ils manifesteront en compagnie des familles des travailleurs, tous munis d?ustensiles de cuisine.

Les manifestants se sont dispersés après une rencontre avec le conseiller du PM, Kailash Ruhee. Au cours de cette rencontre d?une quinzaine de minutes, les syndicalistes Toolsiraj Benydin, Radhakrishna Sadien, Reaz Chuttoo et Deepak Benydin ont insisté que le PM, Navin Ramgoolam, ?a été induit en erreur sur la situation financière? de cet organisme parapublic. Ils souhaitent pouvoir éclaircir ce point lors d?une rencontre avec lui. A leurs yeux, la faute revient à la direction de la DWC et non pas aux 900 salariés.

?Ki nu bizin, changement ! Nu bizin ène PM ki travail. Go back to London?, devait lancer avec virulence le syndicaliste Toolsiraj Benydin à l?aide des porte-voix pendant que les manifestants massés devant le bâtiment du Trésor brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: ?Papa ti cré DWC. Pas ferme DWC Navin.? Le ministre Rajesh Jeetah qui s?apprêtait à entrer au bureau du PM s?est même vu conseiller d?emprunter une autre porte.

C?est après avoir voté une résolution à mains levées au siège de la DWC, à Port-Louis, que les employés ont entamé une manifestation spontanée. Quelque 300 employés ont alors traversé l?autoroute pour se rendre au PMO, forçant ainsi les véhicules à l?arrêt.

Auparavant, au cours de l?assemblée, Toolsiraj Benydin a tiré à boulets rouges sur le chef du gouvernement pour avoir annoncé la fermeture de la DWC sans consultation avec le syndicat. Pour lui, il ?est clair le PTr travaille maintenant en faveur des capitalistes?. A qui profite la fermeture de la DWC, se demande-t-il.

?Arrêtez-moi si vous voulez?

?Si zot vin met la terre dans nu lasiet manzé, nu pu dire bizin changement?. Il affirme que la DWC a été créée pour la justice sociale. ?Si nu pas gagne bon reponse nu pu desan ek nu lasiet, carail, cuillère pour manifesté. Nous allons tout droit vers une révolution pacifique. Arrêtez-moi si vous voulez. Je sais que je parle au nom du peuple?. Deepak Benydin a affirmé de son côté que si la DWC s?est retrouvée dans une telle situation aujourd?hui c?est parce que les différents départements du gouvernement doivent à la corporation quelque Rs 150 millions.

Le président de la State Employees? Federation, Radhakrishna Sadien, a déclaré que la DWC a su faire ses preuves à travers la construction de grands bâtiments, et cela, quoiqu?elle ne reçoive plus de subsides du gouvernement : ?Le gouvernement doit réaliser que derrière chaque salarié, il y a une vie innocente.?

Reaz Chutoo déclare, lui, que le Parti travailliste est connu aujourd?hui pour avoir instauré la loi la plus répressive contre les travailleurs et pour avoir annoncé récemment le démantèlement du mécanisme du comité tripartites.

D?autres dirigeants syndicats dont Vinod Seegum, président de la Government Teachers? Union et Georges Supprayen, président de la DWC Staff Union ont participé à la manifestation. Quelques autres dirigeants syndicaux prévoient des veillées nocturnes avec des bougies devant le bureau du Premier ministre au cas où le gouvernement ne ferait pas machine arrière.

Des éléments de la Special Supporting Unit et les membres de la force policière avaient été mobilisés hier pour parer à toute éventualité.

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