Publicité

Les employés de Savannah obtiennent Rs 20 000 en guise de dédommagement

4 mai 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Dans le contexte de réduction de coûts dans l?industrie sucrière, les usiniers marquent un point important. Le Tribunal d?arbitrage permanent (TAP) donne gain de cause à la direction de Savannah dans l?introduction d?un nouveau système de shift à l?usine.

Les syndicats, cependant, recherchant une compensation pour la perte des heures supplémentaires, obtiennent un unique paiement de Rs 20 000 pour les artisans. Le président par intérim du tribunal, Rashid Hossen, dans cet award rendu hier après-midi, a mis l?accent sur l?urgence prévalant dans cette industrie.

Au début de la coupe 2002, la direction de Savannah apporte des changements à la rotation des artisans de l?usine. Au lieu de deux groupes se relayant par tranche de 12 heures de lundi à samedi, le shift passe à quatre équipes. Et au lieu de 72 heures de travail par semaine, l?artisan n?en fera que 48. Les heures supplémentaires payées se réduisent de 27 à trois.

Tout en affirmant être en faveur de cette nouvelle configuration au travail, les artisans ont voulu être compensés pour ces heures perdues ou, à défaut, obtenir une hausse salariale. La rotation initiale de deux équipes date de 22 ans. Avec l?entrée en vigueur du nouveau système, les syndicats indiquent que les employés en question perdent 89% de l?enveloppe en heures supplémentaires.

?Pas un droit acquis?

Le président par intérim et ses assesseurs soulignent avec force que le secteur passe par une phase difficile. En l?absence de mesures correctives, affirme le TAP, l?industrie sucrière glissera vers la mort.

Ils ajoutent que le rôle du tribunal ne consiste pas à s?ingérer dans la politique de réduction de coûts de la direction. ?Aucune entreprise ne survivrait si une politique de baisse de frais n?est pas mise en pratique, surtout si les réalités économiques sont dans le rouge?, font-ils ressortir.

Le tribunal conclut que les heures supplémentaires ?ne sont pas un droit acquis?. Dans ce présent cas, le changement dans le nombre d?heures est important. La direction ne peut pas intervenir unilatéralement. Mais, ils s?empressent de souligner plus loin, la prérogative de l?employeur à réorganiser son mode de fonctionnement.

?L?entente? entre la direction et les employés est essentielle. Tenant cela en compte, le tribunal a accordé à chacun de ces employés un ?one off payment? de Rs 20 000. Le TAP tient à souligner que l?octroi de ce montant ne s?arrête qu?à ce ?cas d?espèce?.

Le président par intérim, dans sa lecture de l?award, a également accordé à la centaine d?employés concernée une allocation de repas équivalant à une heure de travail.

Publicité