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Les employés de la NTA enfumés
«Ce n?est vraiment pas une sinécure d?aller à la NTA. On est obligé d?aspirer pendant de longs instants des bouffées de fumée. On risque tout bonnement l?asphyxie ! », s?exclame Varsha, une automobiliste. Cette dernière est soulagée de pouvoir enfin quitter les locaux du centre de vérification de la National Transport Authority (NTA) à Plaine-Lauzun, où son véhicule a subi un examen de routine (fitness). Comme de nombreux propriétaires de véhicules, elle est rentrée chez elle avec des picotements aux yeux, ainsi qu?une sensation désagréable à la gorge.
L?air est devenu suffocant à cause des smoke emission tests qui y sont effectués depuis quatre semaines. Chaque jour, la police de l?environnement, la police régulière, ainsi que les Road Transport Inspectors somment une soixantaine d?automobilistes de faire un contrôle.
Pour subir cet examen, le propriétaire du véhicule doit donner de grands coups d?accélérateur. La fumée passe à travers un exhaust sensor qui vérifie le niveau de polluants émis par les véhicules roulant au diesel. Le taux ne doit pas dépasser les 50 %. Il permet donc de sanctionner les propriétaires de voitures fumigènes, comme le stipule le Road Traffic (Control of vehicle emission) Regulations 2002.
Cela, pour le plus grand bonheur des défenseurs de l?environnement. Mais les membres de la NTA, eux, sont manifestement mécontents et craignent pour leur santé. « Bien sûr, c?est une très bonne chose pour l?environnement. Mais le public et nous-mêmes sommes exposés à ces émissions de fumée », affirme l?un d?eux. Pas plus tard qu?hier, ajoute-t-il, une femme a failli s?asphyxier en inhalant une fumée noire comme de l?encre.
À force de respirer cet air pollué, un des fonctionnaires a été victime d?un malaise il y a deux semaines. Il a dû recevoir des soins médicaux, après avoir passé un long moment sous un masque à oxygène. Maintenant, pour se protéger et lui permettre de travailler, il porte un masque acheté à ses propres frais.
Dans une lettre adressée au Road Transport Controller et au ministère des Infrastructures publiques, les employés expriment leurs craintes quant aux risques de santé potentiels. « Nous sommes exposés toute la journée à un environnement polluant. Comme ces gaz sont dangereux et cancérigènes, nous serions reconnaissants si les autorités pouvaient trouver un local adapté pour ce type d?examen? » Selon un responsable, les autorités ont promis d?examiner leur demande.
Dans ces lieux, l?air est effectivement asphyxiant. Le garage est dépourvu d?une bonne ventilation pour permettre la dispersion des particules polluantes. Les employés qui ont leur bureau sur les lieux et le public baignent donc en permanence dans une atmosphère délétère.
Et c?est sans compter le bruit des moteurs qui rend toute discussion impossible. « Vinn fou ar sa tapaz-la », se plaignent certains. Les employés attendent avec impatience la construction d?un second bâtiment pour ce type d?examen. « Ce n?est pas la place qui manque », affirme un employé en indiquant le vaste espace disponible à l?extérieur. Pourvu que leur réclamation ne soit pas oubliée au fond d?un tiroir?
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