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Les débouchés préoccupent les futurs étudiants à l?étranger

17 février 2008, 20:00

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Dans les locaux de la MCB de Port-Louis, des files et des attroupements bon enfant. Environ 4 000 personnes, selon les estimations initiales, ont visité l?Education Fair organisé par l?Overseas Education Centre (OVEC) et la MCB samedi et dimanche.

Avec des parents, entre amis ou tout seul, les jeunes sont venus se renseigner sur les études à l?étranger. Une vingtaine de représentants d?institutions supérieures de plusieurs pays étaient présents. Ils venaient de divers pays dont l?Angleterre, l?Australie, la Malaisie, du Canada, de l?Irlande ou de la Chine. «Les jeunes sont surtout intéressés par les institutions qui proposent de faire des cours et de travailler en même temps», précise Dorish Chitson, directrice de l?OVEC. Au-delà des questions ayant trait aux programmes et aux frais, l?option travail a intéressé plusieurs personnes. Les possibilités d?emploi après les études représentent un intérêt pour ceux qui souhaitent poursuivre des études à l?étranger. «Les métiers comme coiffeur, mécanicien, pâtissier, cuisinier ou jardinier sont en grande demande en Australie et ce sont des cours vers lesquels les gens se dirigent beaucoup.» Ils sont aussi accessibles à ceux qui n?ont pas atteint le niveau HSC.

Les exposants se disent surpris de l?affluence. «Nous ne savions pas que le marché des étudiants mauriciens était si vaste», soutient Jean-François Barallon, International Business Director de TraiEdge, institut australien qui offre des cours de coiffure. « Nous avons des origines seychelloises et nous coz kreol. C?est pour cela que nous avons voulu nous tourner vers les étudiants mauriciens.» Il explique que l?institution a obtenu, il y a six mois, la licence autorisant l?accueil d?étudiants étrangers. La coiffure figure parmi les domaines qui recrutent en Australie. «Il y a une grande demande. Environ 70 % des gens qui sont venus se renseigner auprès de nous souhaitent aussi se positionner pour pouvoir rester en Australie après les études.»

Nouvelle destination qui tente de se faire connaître : la Chine. Pour la première fois, une université chinoise était représentée au Salon de l?OVEC. «Nous avons déjà environ deux cents étudiants étrangers, dont beaucoup de l?Inde», affirme Liang Zhongbao, directeur du College of International Education de la Liaoning Medical University (LMU). Les études en Chine coûtent annuellement, en moyenne, entre Rs 125 000 et Rs150 000. « Il faut d?abord passer une année ou deux à apprendre le chinois.» Par rapport à la reconnaissance des diplômes, ce représentant explique que l?institution est reconnue par l?Organisation mondiale de la santé. Certaines filières restent traditionnellement populaires. «Tout ce qui est génie (engineering), ainsi que la loi, la médecine sont des cours populaires », souligne Michelle van Karlavih, Marketing Manager de Navitas, institut qui offre des programmes de diplômes en affiliation avec plusieurs universités de différents pays. «Et puis nous avons aussi rencontré quelques étudiants que l?aviation intéresse.»

« La question la plus fréquente concerne les possibilités de combiner études et emploi », soutient Phyllis Gates, Associate Director, InterNational Development du Seneca College de Toronto au Canada. « La plupart de nos programmes sont ce qu?on appelle «co-opted». Les étudiants travailleront en entreprise pendant une période de quatre mois pour un stage rémunéré. Ils le font généralement en première ou en troisième année.» Certains étudiants espèrent qu?un emploi leur permettra de gagner un peu d?argent.

Les prêts étudiants sont nombreux. Partenaire au Salon de l?OVEC, la MCB avait mobilisé vingt personnes pour présenter aux visiteurs les trois plans étudiants qu?elle propose. Les études à l?étranger coûtent cher.

<B>«Job Fair» du Sud : la foule au rendez-vous</B>

Le Job Fair organisé samedi au SSS France Boyer de la Giroday, à Plaine-Magnien, par l?Empowerment Programme en collaboration avec l?Association des hôteliers et restaurateurs de l?île Maurice (AHRIM), a attiré un public d?environ 3000 personnes. Le profil des visiteurs était varié, dont des jeunes et des femmes au foyer. A la suite de ce Job Fair, 150 demandeurs d?emploi seront formés dans sept complexes hôteliers du sud. Des représentants de ces établissements ont participé à cet événement afin de rencontrer des candidats et les informer sur le secteur hôtelier.

Les sélectionnés seront formés sur une période de six mois, durant laquelle ils travailleront dans un hôtel et suivront des cours à l?Ecole hôtelière. «Cet évènement nous permet de rencontrer des gens et d?aboutir à la création d?une banque de données», dit David Sosson, Executive Chef du Mövenpick Resort & Spa. Il souligne qu?il y a des places dans différents départements. De son côté, Alvina Rughooputh, manager du Seven Colours Spa du Heritage Golf & Spa Resort explique que «Cette rencontre nous permet d?expliquer les rouages d?un hôtel.»

Une telle rencontre avec le public a aussi facilité un premier tri indirect, à travers des sessions d?explication.

<B>Manque d?un service conseil</B>

Chaque hôtel doit compiler la liste des candidats, les appeler et ensuite faire une sélection. Initialement, il était prévu que les hôtels procéderaient à une pré-sélection d?ici une semaine. Ce délai sera cependant étendu car les organisateurs ne s?attendaient pas à recevoir autant de visiteurs. Certains établissements avaient préparé 200 formulaires d?application mais après une heure il n?y en avait plus.

Hootesh Ramburn, coordinateur de l?Empowerment Programme, assure que le suivi sera fait. «Les hôtels vont revoir toutes les applications, incluant celles des gens qui n?ont laissé que leur nom et leur numéro de téléphone », soutient-il . Il insiste sur un point : «Il manque cruellement de service conseil en ce qui concerne l?orientation au travail. C?est pour cela que nous projetons de créer un Job Fair Centre.» A noter que des Job Fairs pour la région du nord seront organisés ce samedi 23 février au Lady Sushil Ramgoolam SSS et au Sharma Jugdambi SSS.

«Empowerment programme»

<B>Inscriptions par téléphone</B>

■ Ceux qui souhaitent s?inscrire auprès de l?«Empowerment Programme» pourront le faire à partir de mars en téléphonant au 403-0280. Cette ligne a été exceptionnellement ouverte samedi. Elle le sera aussi aujourd?hui et demain entre 10 heures et 18 heures.

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