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Les diplômés de l?UoM tentent fortune
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Les diplômés de l?UoM tentent fortune
Pour plus d?un millier d?étudiants, la semaine dernière comportait un événement majeur de leur vie. Après plus de quinze ans d?études, ils ont obtenu leur diplôme de l?université de Maurice. La majorité s?occupera à trouver un travail dans l?immédiat. Parfois, cela peut s?avérer être un véritable parcours du combattant. Pour d?autres, en revanche, c?est déjà fait. Un travail, ils n?ont même pas dû en chercher. L?emploi est venu vers eux.
C?est le cas pour 100 des 130 diplômés de la filière technologies de l?information et de la communication. Aussitôt leurs études terminées, ils ont mis le cap sur l?Inde afin d?étudier pour le compte du géant Infosys. A la fin de l?année, les meilleurs seront retenus pour travailler dans la branche locale d?Infosys située dans la cybertour d?Ebène. ?Même sans la démarche d?Infosys, ils n?auraient pas cherché longtemps. Presque tous les étudiants de l?année dernière ont été recrutés avant même d?avoir terminé leurs cours?, explique un conférencier de l?institution du Réduit.
Traditionnellement, plusieurs filières sont très populaires auprès des employeurs. Généralement, les étudiants de la faculté de droit et gestion n?ont pas trop de problèmes pour trouver un emploi, même si le premier salaire n?est pas fameux.
Ceux qui ont opté pour des cours en économie ont également la cote sur le marché du travail. Rajeev Hasnah, qui a obtenu sa licence en économie et finances vendredi dernier, est un bon exemple. Après un excellent parcours académique, il a été approché par plusieurs compagnies réputées et n?a pas eu à se faire de gros soucis au niveau emploi. ?J?ai eu deux ou trois offres et j?ai opté pour un cabinet d?experts-comptables?, affirme le jeune homme.
Au prime abord, c?est l?expérience qu?il se fera dans cette compagnie qui compte. Cependant, cela ne veut pas pour autant dire qu?il abandonne ses études. Etudier et travailler sont des notions parfaitement compatibles, estime Rajeev Hasnah.
Il n?empêche que d?autres auront bien du mal à trouver rapidement un emploi. Certains cours choisis n?offrent pas de grandes perspectives sur le marché mauricien. ?Je suis consciente qu?il ne sera pas facile de trouver un emploi rapidement. Mais à force de chercher je trouverai bien quelque chose en relation avec mes études. Le professorat m?intéresse mais la dizaine de candidatures envoyées aux collèges est restée lettre morte pour le moment?, explique une licenciée en biologie.
D?autres optent pour une filière différente à la fin de leurs études. ?Pour ma licence en droit et gestion, j?ai suivi l?esprit. Maintenant je suis le c?ur?, dit Jonathan Ravat. Avec du recul, il aurait possiblement opté pour une autre filière. ?S?il y avait une politique d?orientation plus poussée à l?université, j?aurai probablement fait autre chose?, affirme-t-il.
Pour lui, suivre le c?ur, c?est faire du travail social. A partir du 1er octobre, Jonathan Ravat prendra de l?emploi dans une organisation non gouvernementale à Cité Barkly pour 15 mois. ?Je ne sais pas si je ferai ça toute ma vie. Je pense aussi à une maîtrise.?
Réaliser ce qu?il a toujours désiré, Ganga Parsad Dosooye l?a fait. A 62 ans, il a obtenu sa licence de travail social. Il a d?abord mis en suspens ses études à cause de son emploi au ministère de la Sécurité sociale où il est devenu commissaire. Et voilà qu?il a repris la voie des études à l?âge de la retraite. ?C?était surtout pour ma satisfaction personnelle. J?ai toujours regretté d?avoir dû arrêter mes études en 1981. Aujourd?hui, j?ai enfin réussi ce dont j?avais toujours rêvé?, indique-t-il.
L?université de Maurice a décerné 1 124 diplômes cette année. De plus en plus, les jeunes Mauriciens affectionnent des études de droit et gestion même si la faculté d?ingénierie reste la plus populaire des cinq grands départements. Cette année, 351 élèves ont reçu leur diplôme de ce département.
L?UTM, l?autre institution tertiaire de l?Etat, tient sa cérémonie de remise des prix le 17 septembre prochain. Là-bas, l?on ne parle pas de facultés mais d?écoles. Il y en a deux. 120 étudiants recevront leur diplôme de la School of Business Informatics & Software Engineering. La School of Public Sector Policy & Management récompensera de son côté 121 étudiants.
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