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Les coureurs débourseront de leur poche

8 mai 2007, 00:00

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Les coureurs débourseront de leur poche

Vu que les caisses de la fédération sont à sec et que la Coopération française n?a pas accepté d?offrir le stage de trois semaines en France à Aurélie Halbwachs, Yannick Lincoln et Philippe Colin ? au motif que les les délais n?ont pas été respectés ? les coureurs, s?ils acceptent, devront débourser de leur poche pour les frais de leur séjour en France. Bien entendu, s?ils y vont? Car pour y aller, ils devront compter sur l?aide du ministère de la Jeunesse et des Sports pour financer les coûts du billet d?avion.

<B>Un délai de trois mois</B>

Roland Nicolin confrme que ?la semaine dernière, nous avons fait une demande pour que ces trois coureurs puissent bénéficier de billets pour la France. Nous attendons une réponse cette semaine?.

Espérons que la réponse viendra plus vite que celle pour le stage payé par la Coopération française. ?Notre demande, elle, a été faite en février. La réponse est tombée en avril?, explique le président de la fédération.

Cependant, la Coopération française impose un délai pour le traitement des dossiers, soit trois mois avant la date du stage. ?La semaine dernière, on nous a fait comprendre qu?il était déjà trop tard?, ajoute Roland Nicolin.

De fait, si le MJS accorde bien les trois tickets à Halbwachs, Lincoln et Colin, les coureurs devront encourir, entre autres dépenses, les frais de logement. ?Ils seront logés chez Bertrand Carabin. Ça ne devrait pas leur coûter quoi que ce soit. Philippe Colin aura à s?intégrer. Et puis l?adage dit bien que s?il y a à manger pour deux, il en aura pour trois?, confie Roland Nicolin, philosophe.

Pour rappel, certains des coureurs qui préparent les Championats du monde B de Cape Town (26 juin au 1er juillet) et les Jeux des îles, devaient passer un week-end à la Réunion pour y disputer deux courses. Cependant, le MJS n?a pu financer ce déplacement.

Dimanche, à l?issue du Grand Prix du VCJ à Curepipe, Yannick Lincoln tirait la sonnette d?alarme. ?C?est la panique si on reste à Maurice. Si les autorités veulent des médailles, qu?elles nous donnent les moyens. Maintenant, si elles ne veulent pas de performances, qu?elles le disent aussi. Comme ça, ce sera clair pour tout le monde?, lançait le coureur.

Pour les pense-petit, le sport mauricien s?arrête aux Jeux des îles. Les Championnats du monde et d?Afrique ne sont sans doute pas une priorité, surtout quand ils tombent dans l?année des JIOI. Pas étonnant donc si le sport local ne décolle pas ou du moins pas plus loin que dans la zone océan Indien.

Contentons-nous donc des JIOI, comme on le fait déjà depuis une bonne vingtaine d?années. Des Jeux à l?issue desquels, au train où vont les choses, on ne pourra même pas bomber le torse d?avoir réussi quoi que ce soit.

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