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Les confessions écrites d?Ashna renforceraient la thèse d?inceste

24 octobre 2008, 00:00

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Que peuvent bien cacher les lettres d?Ashna Rajaram, décédée le 16 octobre dernier ? Elles sont entre les mains des enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT) depuis hier et ont été mises sous scellés. Les premiers renseignements indiquent que les lettres feraient mention d?une histoire d?amour entre la victime et son frère Antish. Or, dans le même temps, les proches de la victime maintiennent que cette histoire d?amour a été fabulée par Antish. Il aurait tout inventé pour venir en aide à son père, Ajay, et sa grand-mère, Hawah Ramdhun, qui avaient tous deux été arrêtés dans le sillage de cette affaire.

Les lettres d?Ashna Rajaram pourraient bien résoudre le mystère qui entoure sa mort depuis le 16 octobre. Elles contiendraient les pensées de son auteur, ses joies et ses peines, dont une récente crise de jalousie. Y figureraient également des dessins de c?urs entourés des initiales A et R et de «mots doux». Certaines sources proches des enquêteurs affirment que les lettres feraient état d?une relation amoureuse entre Ashna et son frère Antish, âgé de 19 ans.

Mais l?histoire entre les deux aurait brusquement pris fin. Antish aurait eu une aventure avec une autre jeune fille. Et depuis, Ashna se serait sentie délaissée et meurtrie. Elle serait devenue tellement jalouse que c?est cela qui l?aurait poussée à se suicider.

Ce serait d?ailleurs à cause du contenu de ces lettres que les enquêteurs n?ont pas définitivement mis de côté la thèse de l?inceste. Ils tentent désormais d?établir avec certitude si les «mots doux» et les dessins de c?urs étaient bien destinés à Antish. Les initiales sont également passées à la loupe.

Du côté des Rajaram, on avance qu?Ashna et Antish se sont toujours comportés comme de véritables «s?ur et frère». Et on défend Antish, qui aurait avoué avoir eu des rapports sexuels avec sa s?ur uniquement pour «sauver» son père et sa grand-mère, qui se trouvaient alors en détention policière.

<B>Une dispute la veille de sa mort</B>

Les proches disent également ne pas connaître le contenu exact des lettres qu?aurait écrites Ashna. Selon Ajay Rajaram, son père, elle ne savait même pas lire. «Mon client m?a dit que sa fille défunte ne savait même pas lire. Elle avait arrêté l?école après avoir échoué aux examens du CPE», explique Me Anupam Kandhai, avocat d?Ajay Rajaram.

Les proches de la victime affirment, d?autre part, que cette dernière se serait suicidée après une dispute qu?elle aurait eue avec ses parents la veille de sa mort. Ils l?auraient sévèrement grondée parce qu?elle avait brisé une assiette. Ce serait pour cette raison que l?adolescente se serait pendue à l?aide d?un horni (foulard) le 16 octobre dernier. Mais aucun membre de la famille n?avait révélé cet incident aux membres de la MCIT. Ils ont, par la suite, indiqué dans leurs dépositions qu?ils avaient caché la vérité par peur.

Le corps d?Ashna Rajaram avait été retrouvé à côté d?un lavoir le 16 octobre. L?autopsie, pratiquée par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer, avait attribué le décès à une strangulation. Le médecin-légiste avait également décelé des traces d?une vie sexuelle active chez l?adolescente, notamment des pénétrations vaginales et anales.

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