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Les compagnies maritimes se restructurent

27 septembre 2005, 20:00

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La restructuration qui se poursuit dans le transport maritime a créé une nouvelle distribution des cartes sur le plan local. Le groupe marseillais, CMA-CGM a racheté son concurrent Delmas. Le nouvel ensemble se hisse ainsi du septième au troisième rang mondial derrière le danois Maersk et le Suisse Mediterranean Shipping (MSC).

Maersk, le leader du transport maritime, a quant à lui repris le Néerlandais P&O, devenant ainsi la plus grande compagnie maritime mondiale. L’opération a donné le jour à une flotte de plus de 800 navires porte-conteneurs et un chiffre d’affaires mondial d’environ 28 milliards d’euros.

Selon nos indications, Maersk devrait annoncer le 1er octobre qu’elle sera dorénavant la seule représentante de P&O à Maurice. La compagnie était jusqu’ici représentée par le groupe Ireland Blyth Limited (IBL). Maersk a déjà fait parvenir une correspondance à ses clients locaux, les informant de cette restructuration. Quant aux employés de Blyth, ils seront reclassés dans le groupe Maersk, indique-t-on dans les milieux concernés.

D’autre part, le rachat de Delmas par CMA-CGM aura aussi une incidence à Maurice. Mais IBL, qui est également le représentant de Delmas, agira toujours en tant qu’agent maritime de la compagnie. Au passage, IBL conserve aussi le Japonais Mitsui.

Ainsi au niveau local, MSC demeure le leader avec un flux d’environ 125 000 conteneurs pour l’année 2004-2005, suivi de Maersk à laquelle devrait s’ajouter les conteneurs de P&O Nedlloyd.

La concentration des navires entre les grands groupes réduit le choix et en conséquence, la relation commerciale. Certains parlent même d’autres regroupements qui pourraient intervenir dans un proche avenir.

Ces concentrations à l’échelle mondiale confirment l’émergence d’un nombre restreint d’opérateurs, et le risque de les voir dicter leurs lois sur le transport conteneurisé.

Le principal coupable n’est autre que la Chine. L’ogre chinois est en plein chantier, monopolisant ainsi tous les grands navires. Ce qui provoque un coût élevé de l’affrètement. Les compagnies maritimes n’ont d’autres choix que de se concentrer pour réduire leurs coûts.

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