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Les ?Community Health Centres? doivent être redynamisés
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Les ?Community Health Centres? doivent être redynamisés
Fièvre, vaccination, le suivi de grossesse ou autres petits soucis de santé? Les Community Health Centres (CHC) sont là pour ça. Rien que pour ça. C?est ce que déplore un ancien ministre de la Santé et responsable du Mouvement santé communautaire, Jagdish Goburdhun. Il a rencontré le ministre Satish Faugoo la semaine dernière pour lui faire part des propositions visant à redynamiser les CHC.
Il y a 20 ans, la formule qu?initiait Jagdish Goburdhun incluait un aspect qu?il juge crucial: la participation communautaire. Il ne s?agissait pas seulement de soins mais aussi d?éducation par rapport à la santé. Les personnes vivant dans les environs des CHC avaient ainsi droit à des cours, notamment sur l?hygiène de vie et l?alimentation. Et cela, l?ancien ministre de la Santé en est convaincu, aurait aidé à combattre la recrudescence des maladies non transmissibles.
?Il s?agissait d?avoir une participation importante de la communauté et une fois cette confiance créée, nous avons pu mieux sensibiliser et vulgariser les problèmes liés à la santé publique. Aujourd?hui, ces centres sont sous-utilisés et le concept de participation de la communauté n?existe plus?, soutient Jagdish Goburdhun. Et l?advisory board, composé de 25 community health leaders dont la majorité des habitants de la région, étroitement lié aux activités du CHC, a également disparu.
Aujourd?hui, les CHC offrent, en effet, les mêmes services que ceux de 1986 mais sans la participation de la communauté. Seule différence : les soins dentaires sont venus s?ajouter à la liste des services proposés. ?Etant donné la demande qui, en 20 ans, s?est accrue considérablement, nous ne pouvons utiliser ces centres de santé pour l?éducation et les services. Cela perturbera trop le service. L?éducation et la prévention font désormais partie d?un autre département qui assure un travail colossal?, soutient-on du côté de la Santé.
?Fixation sur l?hôpital?
Le ministère précise cependant qu?il veut bien valoriser davantage les CHC car cela aiderait grandement à réduire les embouteillages dans les hôpitaux : ?Souvent, pour des fièvres et autres douleurs communes, les gens se rendent à l?hôpital. Alors que ce sont les mêmes médecins qui font la rotation de temps en temps. Il y a une fixation sur l?hôpital, qui devrait rester le recours pour les urgences et les grands malades.? Les patients sont aussi encouragés à se rendre dans les Area Health Centres qui offrent des soins plus spécialisés, tels que la gynécologie, la pédiatrie ou encore la médecine interne, entre autres.
Certains habitants sont plus conscients que d?autres de l?utilité de ces centres. Le CHC de Stanley affiche, ainsi, souvent complet. C?est un des centres qui accueille le plus de monde chaque année, soit 83 336 personnes. Celui de Ste-Croix en compte 67 522, Camp-diable 50 835, Forest-Side 35 470. Et quelque 26 000 personnes se rendent aux centres de Piton et de Bon-Accueil.
Il y a actuellement 115 CHC dans le pays. En 1986, il n?y en avait qu?un, lancé par Jagdish Goburdhun à Chamouny. Ce premier centre, qui a accueilli 39 912 personnes de 1986 à 1988, s?occupait des vaccinations pour les bébés, du suivi des femmes enceintes et fournissait des conseils pour le planning familial, le traitement des maladies communes et le Health Education Programme. Le centre de santé le plus proche de cette région, qui comptait plus de 3 500 personnes à l?époque, se trouvait à Chemin-Grenier, soit à plus de cinq kilomètres. Cette démarche de Satish Goburdhun fait suite à la conférence des Nations unies, à Alma Ata, en Russie, le 12 septembre 1978.
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