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Les collèges privés réticents à adopter le pré-professionnel
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Les collèges privés réticents à adopter le pré-professionnel
Pas question que le ministère impose la filière pré-professionnelle aux collèges privés ! Le message des recteurs est ferme. Il répond au mi-nistère de l?Education et à son intention d?obliger chaque collège à admettre des élèves dans la filière pré-professionnelle dès janvier. ?Nous n?accepterons pas qu?on nous impose cette filière sans que ce projet soit bien défini et préparé?, déclare Serge Ng Tat Cheung, président de la fédération.
Les directeurs craignent notamment que cette obligation ne diminue le nombre d?élèves admis dans la filière classique. Ils feront part de leur désaccord, jeudi, lors d?une réunion avec le ministre de l?Education, Steven Obeegadoo et demanderont un Livre blanc pour clarifier l?objectif du projet ?pré-voc ?.
Les critiques ont fusé lors d?une assemblée au Lorette de Rose-Hill sur ce programme : le ?bilan très mitigé? après trois ans d?existence de la filière, le flou qui entoure le projet, un programme d?études ?élaboré au fur et à mesure? ou encore l?allégation de manipulation de chiffres, il y a peu de place pour des notes positives. ?Il y a trop d?impondérables dans ce projet. Il est encore en rodage. Obliger chaque établissement à admettre des élèves dans cette filière serait ne pas tenir compte des réa-lités. Certains collèges ne peuvent offrir ces classes?, soutient Rajiv Roy, secrétaire de la fédération.
La peur des directeurs n?est pas liée à une affaire de sous. Au contraire, opérer une filière pré-professionnelle est plus rentable que le ?mainstream? puisqu?ils touchent davantage par tête d?élève grâce à un bonus additionnel. La grande crainte est que l?obligation du ministère transforme leurs établissements en collèges pré-professionnels. Les recteurs estiment aussi que l?intention du ministère fera disparaître leurs collèges sur le long terme parce qu?elle aura une incidence sur l?admission en Form I. ?Nous avons le sentiment que le ministère veut remplir les classes mainstream dans les collèges d?Etat qu?il a construits. Mais les Form I sont nos pépinières?, dit Rajiv Roy.
La fédération va plus loin et accuse le ministère de fausser les chiffres. Steven Obeegadoo étant en mission à Paris, une déclaration n?a pu être obtenue sur le sujet. En quête de garanties sur l?avenir de cette filière, la fédération a abandonné l?idée d?un Memorandum of Understanding entre elle et le ministère.
Le pessimisme est ambiant dans le privé. Même le bilan de l?année 2004 est jugé comme étant tiède. ?Que le ministère nous dise quelle est notre place dans la réforme. Nous ne savons pas où nous allons et chaque année, la situation ne fait qu?empirer?, déclare Rajiv Roy. Beaucoup de réponses sont attendues à la réunion de jeudi.
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