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Les champs de légumes des petits planteurs pillés
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Les champs de légumes des petits planteurs pillés
Après les cyclones, les pluies torrentielles et les sécheresses, c?est au tour de la hausse du prix des fertilisants et de vols répétés de leurs produits arrivés à maturité de donner de l?insomnie aux petits planteurs.
Il y a une quinzaine de jours, ils ont constaté avec amertume une nouvelle hausse d?environ 7 % du prix des fertilisants. «L?augmentation du prix des fertilisants a atteint un niveau de 350 % en trois ans. C?est pénible pour des petits planteurs comme nous», se plaint Kreepalloo Sunghoon, secrétaire de la Small Planters? Association.
Plusieurs de ces planteurs ne sont plus en mesure de continuer leurs activités, faute de capacité financière pour relancer leur production. Pour Bheechook Shivdut, petit planteur, une diminution du nombre de planteurs de légumes aura inévitablement une incidence sur le volume de production et sur le prix au marché.
L?éloignement des plantations du lieu de résidence des planteurs laisse la voie libre aux voleurs. Pour nombre de ces planteurs, leurs moyens ne leur permettent pas de s?offrir les services de gardiennage.
<B>Voleur surpris a 1 h du matin</B>
La plupart se fie à la vigilance du voisinage des plantations pour tenter de préserver la sécurité des champs. «Une évaluation nous a permis de savoir qu?environ 12 % de nos productions sont volées avant la récolte», dit Kreepalloo Sunghoon. Les voleurs visent surtout les champs dont les produits ont une valeur marchande relativement élevée.
Ces voleurs agissent souvent presque à la veille des récoltes. Deux petits planteurs de la région de Trou-aux-Biches se sont fait voler, le premier toute sa culture de giraumon il y a un dizaine de jours et le second, cinq jours plus tard, toute sa récolte de concombres .
«Avec la flambée du prix des fertilisants, et toute l?énergie dépensée pour que ma culture vienne à maturité, je préfère laisser mon champ vierge plutôt que de me faire voler encore une fois», dit un planteur désabusé.
Bheechook Shivdut a constaté, depuis le 19 juillet, qu?une bonne partie de ses pommes de terre a été volée de son champ situé à Pointe-aux-Piments. Il a immédiatement organisé, avec l?aide de son neveu Sailesh et de quelques amis, des contrôles nocturnes suprises à son champ. Trois semaines plus tard, ses rondes de nuit ont payé. Ils ont pu attraper un de ces voleurs vers une heure du matin.
Mais pour lui, la situation est alarmante : «Environ 400 livres de pommes de terre m?ont été volées en quelques jours.»
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