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Les boutiquiers craignent pour leur survie
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Les boutiquiers craignent pour leur survie
La Shop Owners Association qui regroupe 4 000 petits commerces à travers l?île, tous des boutiques, s?inquiète. L?augmentation de la patente, prévue le 1er juillet, menace leur survie. Les boutiquiers lancent un appel au ministre des Finances. L?augmentation du coût de la patente, trade licence comme elle est communément appelée, est mal vécue par les general retailers. Un boutiquier s?acquitte actuellement d?un minimum de Rs 2 000 par an pour sa patente. Cette somme passera, le 1er juillet, à Rs 4 000 minimum. Mais, selon Santos Ramnauth, président de l?association, des petits commerces doivent s?acquitter, dans certains cas, de sommes annuelles allant jusqu?à Rs 17 000 pour toute une palette de licences. Dans le même temps, si certaines boutiques ont un chiffre d?affaires de Rs 4 000 à Rs 5 000 par jour, d?autres font à peine plus de Rs 500? La Shop Owners Association réclame une rencontre avec le ministre des Finances. Elle veut lui demander de revoir la catégorisation des petits commerces, notamment dans le cas des ?tabagies?, en voie de disparition. ?Il est impossible de payer autant, surtout lorsqu?on opère dans de petites surfaces?, dit Santos Ramnauth. Il dénonce ce qu?il appelle une politique de ?deux poids, deux mesures?. Certains boutiquiers paieraient plus que certaines grandes surfaces, si l?on se réfère au montant par mètre carré. L?association annonce donc la mort lente des boutiques, déjà remplacées par les grandes surfaces. Or, dit Santos Ramnauth, les boutiques jouent aussi un rôle social dans les quartiers, notamment à travers la vente à crédit. Selon lui, plus de 50 % des ventes dans les boutiques se font à crédit.
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