Publicité

Les bons mots de l’hémicycle

25 juin 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

■ « Avec des si… »

Remarque acerbe de Navin Ramgoolam envers les membres du MSM sur des expressions utilisées tout au long des débats parlementaires. Et de lancer au leader de l’opposition, Nando Bodha : « On ne gouverne pas avec des si et des mais… ». Il prenait alors la parole après l’intervention de Paul Bérenger.

■ « Ene mamé sa »

« Ene mamé sa. ». Exclamation du « Chief Whip », Lormesh Bundhoo (photo) à Rama Sithanen qui expliquait avoir le sentiment de « walk on burning fire » en faisant tout son possible pour éviter toute augmentation de la TVA. Lormesh Bundhoo voulait faire comprendre qu’étant un Mauricien d’origine tamoule, le ministre des Finances doit être un habitué des marches sur le feu, l’exercice faisant partie d’un rite religieux.

■ « To expert dans tou »

« To ene expert dans tou. » Plaisanterie de Rama Sithanen envers Paul Bérenger qui donnait son opinion sur le budget en tant qu’ancien ministre des Finances. Paul Bérenger venait alors d’enlever sa robe de « sociologiste » et réitérait sa demande que le « Finance Bill » soit circulé car, dit-il, « the devil are in small print ».

■ « Mett la cle plito »

L’ouverture des pays aux investisseurs potentiels est revenu sans cesse dans les débats. Le ministre des Finances a cité en exemple les pays qui ont ouvert leurs frontières aux hommes d’affaires, comme l’Irlande, la Chine, l’Inde et Singapour. Devant les réticences de l’opposition, il leur a posé la question suivante : « Est-ce que l’opposition veut que je mette le cadenas sur le pays et que je le ferme à jamais ? » « Non pas met kadena, met la clé plitot », lui a répliqué un membre de l’opposition.

■ « I thought you were my man »

Sous son air austère, le ministre des Finances n’est pas dépourvu du sens de l’humour. S’adressant au speaker, il a déclaré : « J’entends ici et là que je suis l’homme du FMI, de la Banque mondiale et du secteur privé. « You know Mr Speaker Sir, my wife told me the other day that she was scared. She told me : I thought that you were my man. »Et de préciser qu’il n’était « l’homme » d’aucune de ces institutions.

■ Le « sociologist »

Paul Bérenger a voulu défendre le système de compensation salariale en expliquant qu’il s’exprime en tant que « sociolo-gist ». Il a fait ressortir qu’il pensait qu’on pouvait se defaire d’un tel système mais que « I am convinced that that Mauritain invention was le prix à payer pour le long terme ».

■ Taxe sur les rêves

« Bizin taxe lor rêve. » Remarque d’Étienne Sinatambou (photo), plus braillard que d’habitude, à Paul Bérenger qui déclarait qu’après les prochaines élections générales, il allait revoir toutes les décisions prises par l’Alliance sociale.

Publicité