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Les Bleus dans les yeux

28 septembre 2005, 20:00

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Avant de se séparer après le championnat d’Europe, les joueurs de l’équipe de France sont revenus une dernière fois sur les joies et les malheurs de leur aventure en Serbie-Monténégro.

Pour l’entraîneur Claude Bergeaud le souvenir le plus marquant restera “le vestiaire après la défaite contre la Grèce” en demi-finale. “Extraordinaire”, ajoute-t-il. “Je payerais pour vivre des moments comme ceux-là, même s’ils sont dramatiques.”

Jacky Commères, entraîneur-adjoint, retient “la fin du match contre la Grèce”. “Quand on est entraîneur, c’est quelque chose qui frise l’irréel”, précise-t-il. Côté positif, il ajoute “tout le match contre l’Espagne, un bonheur du début jusqu’à la fin. Une continuité pareille est très rare”.

L’arrière-ailier Boris Diaw maudira longtemps “le shoot de Demetrios Diamantidis”, bourreau des Français sur la dernière action de la demi-finale.

“L’inqiétude avant le match”

Frédéric Fauthoux, qui n’a que très peu joué sur les parquets de Belgrade et Split, est plus prolixe. Il cite “la chance d’être là, en se persuadant que l’on est important et, par ordre chronologique, l’inquiétude avant le match contre la Serbie, parce qu’on ne voulait pas rentrer à la maison, le moral gonflé à bloc après la victoire et la désolation pendant un quart d’heure à l’issue de la défaite en demi-finale”.

L’ailier Florent Piétrus revoit encore “la montée sur le podium” parce que “n’importe quel joueur en rêve”.

La préférence du pivot Frédéric Weis va au dernier match et à la victoire sur l’Espagne dans la rencontre pour la troisième place. “C’était très important pour moi car je suis le joueur de l’équipe de France qui évolue le plus longtemps en Espagne”, explique-t-il. “Je vais le leur rappeler quand je retournerai à Bilbao. J’arriverai à l’entraînement avec la médaille et ils ne pourront pas l’oublier.”

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