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Les beaux triplés de Piton...
Nés à terme, à une ou deux minutes d?intervalle, les trois poupons, une fille et deux garçons, du couple Appalsawmy de Piton, se portent bien. Le premier indice qui montre qu?ils sont en bonne santé est le fait qu?ils aient été capables de respirer par eux-mêmes dès leur naissance.
Narainama Appalsawmy, la grand-mère, jette un regard attendri sur ses trois petits-enfants, mis sous incubateur au service de périnatalité. « Nous attendions ce jour avec impatience. Mon fils, Rajendra, et ma belle-fille Hema, nous avaient caché qu?ils attendaient des triplés. Cela nous procure trois fois plus de bonheur et nous aurons trois fois plus d?amour à donner ! » La sexagénaire réfléchit déjà à la meilleure façon de s?organiser pour s?occuper de ses petits-enfants comme il se doit.
Quant à Rajendra, à voir sa mine, on dirait qu?il flotte encore sur un petit nuage. Très ému, il fait le va-et-vient entre la chambre de son épouse et la salle périnatale. « J?adore les enfants. Même si cela avait été trois filles ou trois garçons j?aurais été tout aussi heureux. » Marié depuis 2000 à Hema, enseignante à l?école primaire de Piton, il ne s?attendait pas à devenir père d?enfants multiples. Traumatisé par la perte d?un premier enfant en 2002, mort le lendemain de sa naissance, le couple n?avait pourtant pas renoncé à son rêve de devenir parents.
La jeune femme tombe en effet enceinte, après avoir suivi un traitement d?un mois que le mari qualifie de « coûteux et assez difficile ». Les époux ont le souffle coupé lorsqu?ils apprennent qu?ils attendent des triplés. « Nous étions submergés de bonheur. »
<B>Une merveilleuse aventure</B>
Mais, une telle grossesse comporte des risques : perte d?un bébé, hospitalisation à la 20e semaine. Différentes peurs se succèdent. Celle de ne pas tenir le coup physiquement, celle d?accoucher prématurément. Contre toute attente, les neuf mois se passent bien. « Nous faisions bien attention, tenant compte de l?expérience passée? »
Les semaines suivantes seront consacrées à la réorganisation de la maison, le couple multiplie la liste des choses à acheter. Déjà un vent d?organisation et de planification souffle dans leur demeure. Tout doit être prêt à temps. « Heureusement, la famille nous a beaucoup aidés. Maintenant que les petits sont là, on compte encore plus sur elle. » Le père, enseignant à l?école primaire Raoul Rivet, se réjouit que ses bébés soient nés si près des prochaines vacances scolaires d?avril. « Ensuite je compte bien prendre un paternity leave ! »
Pendant leur séjour à la clinique, explique l?Assistant Chief Ward Sister, Sylvie Édouard, les triplés devront suivre une batterie de tests et seront sous constante surveillance. « Ils sortiront lorsque nous serons assurés qu?ils vont parfaitement bien. Ils ont un bon poids, et s?ils s?alimentent bien, ils sortiront d?ici une semaine.» À la clinique, la nouvelle de la naissance des triplés s?est répandue comme une traînée de poudre. Une dame venue rendre visite à une proche à la maternité, ne manque pas de venir féliciter la grand-mère.
Une fois les enfants rentrés de la clinique, le couple devra instaurer une routine à la maison. Et si on en croit les parents, ce ne seront pas les paires de bras qui vont manquer ! Pour l?instant, ils savourent le bonheur d?être parents de triplés. C?est, certes une merveilleuse aventure dont on profite pleinement si on s?y est bien préparé et si on est bien entouré.
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