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Les banques en plein essor

27 juin 2007, 00:00

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Lucratif. Le secteur bancaire n?a pas à se plaindre. La preuve : durant l?année financière 2005-06, les bénéfices enregistrés étaient de Rs 7,8 milliards, soit une croissance de 24,2 %. Au dernier exercice budgétaire, un special levy applicable aux banques a été annoncé. Il s?agit d?un prélèvement partiel sur le chiffre d?affaires ainsi que sur les bénéfices de certaines institutions bancaires ? les plus grandes et les plus rentables.

Cette mesure fiscale générera quelque Rs 75 millions pendant cette année financière et Rs 260 millions dans les années à venir. La conception même de ce special levy sous-entend que le secteur bancaire jouit actuellement d?une très bonne performance grâce à plusieurs facteurs, dont les activités offshore, l?entrée sur de nouveaux marchés dans la région, et les prêts bancaires.

La tendance générale veut que la rentabilité des banques soit un phénomène général. Maurice ne fait pas exception. Le secteur bancaire local a aussi connu un essor. ?Durant ces dix dernières années, notre banque a grandi de façon extraordinaire. Nous avons un modèle offshore qui est global, ainsi qu?un modèle domestique. La croissance au niveau domestique est directement liée à la croissance du pays?, explique Sandeep Uppal, Chief Executive Officer de la HSBC.

Dans le cas de cette institution bancaire, la croissance n?était pas uniquement liée aux conditions économiques locales mais était également une conséquence directe du développement de ses activités dans le secteur offshore. ?Une banque peut parfois avoir une croissance plus forte que celle de l?économie en récupérant une partie des parts de marché. L?offshore a principalement tiré notre croissance?, soutient Sandeep Uppal.

19 banques présentes à Maurice

Les banques ont aussi multiplié leurs activités au niveau international. Les banques étrangères ayant une filiale à Maurice ont des réseaux déjà vastes et établis. Les banques locales, quant à elles, s?implantent et s?étendent sur la scène régionale. La Mauritius Commercial Bank (MCB) est présente dans plusieurs pays de la région notamment à Madagascar, aux Seychelles et au Mozambique. Cette présence au niveau régional vise non seulement des clients de ces pays, mais également les Mauriciens qui y font affaires. Il s?agissait donc aussi à l?origine ?d?accompagner les clients mauriciens à l?étranger?, explique une source de la MCB.

Les activités financières internationales représentent aussi un secteur dans lequel les banques évoluent de plus en plus. La MCB a par exemple participé en début d?année à un prêt syndiqué de $105 millions à la compagnie Celtel à travers un consortium international. Si une telle activité peut être extrêmement rentable, elle est aussi très risquée. Les grandes institutions bancaires sont donc plus aptes à participer à des exercices financiers internationaux que les petites banques qui n?ont pas les ressources nécessaires pour le faire.

Dix-neuf banques différentes sont présentes à Maurice. La compétition est déjà bel et bien là. Pour attirer le client, une seule solution, offrir des produits adaptés aux besoins des clients. Les prêts constituent une part importante des activités bancaires. ?Les banques dans la forme la plus simpliste, prennent de l?argent du public et font des emprunts en utilisant les dépôts de leurs clients, tout cela en respectant les règles de la Banque centrale. De ce fait, le prêt bancaire est une activité inhérente et essentielle pour l?existence d?une banque?, affirme Ramesh Seegoolam, Head of Corporate Products and Solutions de la Barclays Bank PLC.

Durant l?année financière 2005-06, le secteur bancaire a prêté Rs 165 milliards au gouvernement et à des entreprises, soit 13 % de plus que l?année précédente. Les clients individuels ne sont pas non plus en reste. Pendant le mois d?avril 2007, les prêts individuels s?élevaient à Rs 8, 646 millions.

Les cartes de crédit sont, elles aussi, devenues monnaie courante. Ce marché connaît cependant ses limites. ?Ce marché est plutôt stable. Mais le point auquel il faut accorder une attention particulière est la taille de la population?, souligne Sandeep Uppal.

Comptables personnels pour clients fortunés

La technologie a certes eu un impact sur les transactions bancaires. ?Avec les nouvelles technologies, les banques sont appelées à devenir plus actives en ce qui concerne les produits offerts aux clients?, résume Ramesh Seegoolam. L?introduction de services accessibles sur Internet ou à travers le téléphone, a aussi aidé à l?amélioration de l?offre des banques. La carte bancaire et l?accès à l?Internet Banking sont maintenant des acquis auxquels tout client s?attend. Ils constituent pour les banques un moyen parmi tant d?autres de s?adapter aux demandes de la clientèle.

Les catégories de clients sont en effet un des facteurs sur lesquels les banques ont su jouer. Les produits et services proposés ont été développés au point d?être aussi variés que les types de clients existants. Prêts sans garantie destinés aux clients avec un certain salaire, cartes de crédits accessibles sans avoir un compte existant et comptables personnels pour clients fortunés, les propositions ne manquent pas. Dans certaines institutions bancaires, on ne parle déjà plus de produits, ni de services mais de ?solutions?.

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