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Les activités de transbordement relancées
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Les activités de transbordement relancées
Les jours s’annoncent plus propices pour la Cargo Handling Corporation (CHC). En effet, après avoir connu une baisse au cours des deux dernières années, les activités liées au transbordement dans le port indiquent une hausse moyenne de 20,2 % depuis juillet 2006, comparées à la même période l’année dernière.
Pour Dan Bhima, président de la CHC, cette reprise est “le résultat de la campagne de marketing menée par la présente administration portuaire”.
En effet, ces deux dernières années, différents facteurs ont joué contre la compagnie portuaire. La baisse des exportations des produits textiles et des importations des matières premières pour les usines textiles de la zone franche a eu un impact négatif sur le tonnage de marchandises manutentionnées à Port-Louis. Baisse qui s’est appliquée tant pour les marchandises destinées à Port-Louis que celles transbordées et réexportées vers d’autres ports.
Outre la baisse du trafic causée par le départ de certaines lignes maritimes qui avaient cessé leurs opérations de transbordement à Port-Louis, explique Archimède Lecor- dier, directeur général de la CHC, les coûts fixes sont venus s’ajouter au fonctionnement de la CHC.
“Sans compter, ajoute-t-il, le coût de l’investissement dans l’achat de nouveaux équipements, tels les deux nouveaux portiques pour l’achat desquels nous avons contracté des prêts.”
Les finances de la CHC s’en sont vu affectées. Les pertes de la compagnie, de Rs 4,6 millions pour l’année financière 2004-2005, ont augmenté en 2005-2006 pour passer à Rs 33 millions.
Mais avec la reprise des activités de transbordement, la CHC reste convaincue que l’année 2006-2007 sera financièrement meilleure.
Nouvelle stratégie de marketing</B>
Ainsi cette reprise des activités de transbordement s’explique par le retour de la compagnie maritime Mitsui alors que Maersk et la Mediterranean Shipping Co Ltd ont augmenté leurs activités. La hausse de la productivité, les tarifs compétitifs et la confiance dans le service offert par le port de Port-Louis y contribuent aussi avance Archimède Lecordier. “L’avantage de Port-Louis, c’est le temps d’attente des navires qui est de quatre heures seulement alors que dans certains ports de la région, qui sont nos principaux concurrents, ce délai est de quatre jours avant qu’ils ne puissent commencer leurs opérations.” D’autant plus que les exportations de la zone franche commencent à augmenter.
Chiffres à l’appui, Dan Bhima, explique qu’en août 2006, environ 8 630 conteneurs ont été transbordés, contre 5 960 en août de l’année dernière. Pour septembre le nombre est de 8 573 contre 7 700 l’année dernière. Pour octobre le nombre a presque doublé, passant à 9 228 contre 5 000 seulement en 2005.
Une nouvelle stratégie de marketing a donc été élaborée par la CHC pour attirer davantage d’activités de transbordement dans le contexte de la capacité additionnelle dont disposera le port avec les nouveaux portiques.
Ceux-ci, actuellement en construction, sont attendus en juin ou juillet de l’année prochaine. Ils offriront à la CHC la possibilité de manutentionner 200 000 conteneurs supplémentaires.
Maintenant Port-Louis accueille des navires capables de transporter entre 1 500 et 3 500 conteneurs. Avec l’arrivée des deux portiques et la réalisation des travaux de dragage initiés par la Mauritius Ports Authority (MPA), Port-Louis se positionne pour accueillir des navires pouvant transporter entre 4 000 et 4 500 conteneurs.
<B>Le cadre régional dépassé</B>
L’accroissement des activités de transbordement augmente, par ailleurs, la fréquence des connexions de Port-Louis avec d’autres ports. Ce qui sera certainement à l’avantage des exportateurs. Car il y aura un plus grand nombre d’escales aussi bien que de destinations.
“Nous avons aussi remarqué un nouveau phénomène. Maintenant les transbordements dépassent le cadre régional. Une grande partie des marchandises en provenance d’Europe est maintenant destinée à Australie, Afrique du Sud et Singapour. Alors que pendant longtemps elles étaient destinées principalement aux ports de la région, dont la Réunion et Madagascar. La nouvelle tendance s’est dessinée ces derniers mois”, explique le président de la CHC.
Dan Bhima a souligné que le rehaussement du système de technologie informatique de la CHC permet une nette amélioration des services et de la productivité.
“Tout cela nous permet en même temps d’honorer nos engagements envers la MPA formulés dans le contrat de concession, sujet au respect des paramètres de performance fixés par la Banque mondiale. à un certain moment, nous avions des difficultés à le faire.”
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