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L?environnement, enjeu du développement des Sids

12 janvier 2005, 00:00

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L?environnement ne doit et ne peut être considéré comme l?ennemi du développement. C?est le principal élément à retenir de la conférence sur la libéralisation du commerce, la protection de l?environnement et le développement durable. Les débats mettaient l?accent sur le fait que les ressources naturelles, sous quelque forme que ce soit, sont trop souvent confinées au rôle de victimes d?exploitation, alors qu?elles pourraient plutôt être utilisées comme moteur du développement durable.

Ainsi, pour Rajesh Bhagwan, ministre de l?Environnement, l?agriculture organique ?est une option abordable pour les petits Etats insulaires en voie de développement?. Ce point a soulevé de nombreuses questions parmi les participants à la réunion. Pour Klaus Toepfer, directeur exécutif du United Nations Environment Programme (UNEP), la priorité est de développer des projets concrets et cela passe par un système de marketing efficace pour vendre les productions des îles.

Essayer de faire de la com-pétition aux grands est peine perdue, semble vouloir dire Klaus Toepfer : ?Les petites îles ne seront jamais de grosses productrices mais peuvent se concentrer sur des produits à haute valeur ajoutée.?

Pour en arriver là, il faudra développer les capacités, et chaque petit Etat insulaire a ses propres caractéristiques qu?il se doit de perfectionner. Ainsi, la République du Cap Vert, regroupant neuf îles, qui a fait une présentation lors de cette conférence, dit miser davantage sur le tourisme vert. Destination de plus en plus prisée, le pays gagnerait à développer davantage ce créneau. C?est un moyen de protéger l?environnement tout en le mettant au profit de l?économie locale.

La protection de l?environnement et la vulnérabilité des petits Etats insulaires étaient également au coeur des préoccupations de la World Meteorological Organisation (WMO), hier. Cet organisme, qui s?est réuni hier, veut tirer des leçons du tsunami du 26 décembre, qui a démontré l?impuissance des homme face aux éléments. Certes, s?il est pratiquement impossible d?empêcher une catastrophe naturelle, on peut en revanche en diminuer l?impact. ?Il faut réduire les pertes en vies humaines et minimiser les dégâts matériels?, préconise Michel Jarraud, secrétaire général de la WMO. D?où l?importance de mettre en place des early warning systems pour la réduction des risques.

Michel Jarraud cite volontiers l?exemple du Bangladesh, un pays extrêmement vulnérable aux catastrophes naturelles (cyclones, inondations). Le Bangladesh a réussi selon lui à minimiser l?impact de ces catastrophes en mettant en place des systèmes de prévention et en coordonnant les interventions. Michel Jarraud indique qu?il y a aujourd?hui moins de morts découlant de ces phénomènes.

L?exemple du Pacifique en matière de surveillance est également mis en exergue. Et il devrait pouvoir s?étendre aux autres régions et océans, comme le souhaite Laura Kong directrice de l?International Tsunami Information Centre. La diffusion de l?information et surtout la coordination des activités devraient y contribuer. Mais les early warning systems impliquent également toute une chaîne de spécialisations. Dans le cas des cyclones, par exemple, cette chaîne fonctionne déjà.

?Tous les pays du monde doivent pouvoir utiliser un early warning system?, soutient Michel Jarraud. Et si Laura Kong insiste sur le fait que, dans le cas de la détection des tsunamis, le matériel est onéreux, le coût est pourtant négligeable lorsqu?il s?agit de minimiser la perte de vies humaines.

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