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Le Yéti à un cheveu d?être identifié
A quand le séquençage du génome du yéti ? En attendant d?en arriver à cette étape décisive pour la science, deux poils attribués à la mythique créature par des villageois de la région des Garo Hills, dans le nord-est de l?Inde, vont subir des tests ADN dans des laboratoires d?Oxford et de Cardiff (Royaume-Uni).
Les scientifiques de l?université Brookes d?Oxford les ont examinés à l?aide de leurs puissants microscopes, et n?ont pu les attribuer à une espèce répertoriée. «Nous nous attendions à ce qu?ils proviennent d?un animal connu, a confié Ian Redmond, un spécialiste des primates, au journal britannique The Independent on Sunday. Mais nous n?avons pu arriver à cette conclusion. Le mystère reste donc entier, et nous passons à l?étape suivante.»
Les deux poils, qui mesurent 33 mm et 44 mm de long, ont été rapportés d?Inde au début de l?année par un reporter de la BBC, Alastair Lawson, qui s?était rendu dans la région des collines de Garo, dans l?Etat du Meghalaya, après que plusieurs apparitions du yéti ? que les habitants appellent mande barung («l?homme de la forêt»)? y eurent été signalées. Les poils lui ont été remis par un garde-forestier qui a affirmé avoir aperçu la créature deux jours de suite et être retourné sur place en compagnie d?un zoologue. «Je ne suis pas convaincu que le yéti existe, mais il est possible que l?on soit en présence d?un primate qui n?a encore jamais été découvert», a déclaré Alastair Lawson.
Les Garo Hills sont l?une des régions du monde où des apparitions d?une créature apparentée au yéti sont régulièrement signalées. Cette créature porte divers noms selon sa localisation: «yéti» au Népal ou au Tibet, «bigfoot» aux Etats-Unis, «sasquatch» au Canada, «yowie» en Australie, «mapinguary» au Brésil, «sajarang gigi» en Indonésie...
Lors de son reportage dans les Garo Hills, Alastair Lawson a notamment rencontré un bûcheron affirmant avoir aperçu le mande barung, en 2003, dans une partie reculée de la jungle. «J?ai vu clairement une créature de l?autre côté de la rivière, lui a assuré Nelbison Sangma. Elle cassait des branches et buvait leur sève. Sa force était surprenante.»
Le journaliste de la BBC reste prudent quant à l?issue des tests ADN. «Un de nos correspondants s?était vu remettre au Pakistan des poils censés provenir d?un yéti. Mais les analyses avaient montré qu?il s?agissait de poils de scrotum de chèvre», rappelle-t-il.
Gilles VAN KOTE
BIHAR
Un ministre souhaite développer l?élevage de rats pour l?alimentation humaine
■ Le ministre indien Vijay Prakash souhaite développer des fermes d?élevage de rats pour l?alimentation humaine. La communauté Musahar, établie dans la province indienne du Bihar, consomme de la viande de rats depuis des générations. Située au bas de l?échelle des castes, cette communauté est une de celles possédant les plus maigres revenus et présentant le plus faible taux d?alphabétisation de tout le pays. Prakash pense que sa proposition de populariser la consommation de viande de rat pourrait permettre aux Musahar d?améliorer leurs conditions de vie. Selon lui, attraper les rats pour les consommer permettrait aussi d?éviter que de trop grandes quantités de stocks de grains ne soit dévorées par les rongeurs. L?homme souhaiterait ensuite voir se développer des fermes d?élevage de rats, permettant d?enrichir le régime alimentaire de nombreux Indiens avec une source de protéines encore largement inexploitée. Vijay Prakash reconnaît cependant que faire entrer la viande de rats dans les habitudes alimentaires de ses concitoyens ne sera pas chose aisée.
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