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Le whisky «trop cher», le rhum a la cote

15 décembre 2007, 00:00

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Les commerçants sont tous d?accord pour le dire : en décembre, «les ventes explosent». Surtout en ce qui concerne l?alcool. Durant cette période, chez Winner?s, la vente d?alcool compte pour 10 % du chiffre d?affaires alors que Grays, compagnie importatrice de vins et spiritueux, chiffre ses ventes pour la période des fêtes à 30 ou 40 % de son volume annuel. Champagne, whisky, vin, rhum? Si chacun consomme selon son budget, personne (ou presque) ne peut envisager les fêtes de fin d?année sans un «p?tit verre» (ou davantage) avec la famille et les amis?

Baisse du pouvoir d?achat oblige, l?«alcool blanc» (le rhum) a davantage les faveurs des Mauriciens que le vin ou le whisky. Bernard Ah Ching, responsable du marketing chez Winner?s, explique : «Depuis deux ans, le whisky a tellement augmenté que les Mauriciens de la classe moyenne n?ont eu d?autres choix que de modifier leurs habitudes de consommation. Ils se sont donc tournés vers le rhum.» Un alcool qui demeure «plus abordable». Surtout lorsque l?on tient compte du fait qu?entre juillet 2006 et décembre 2007, le prix du whisky local a augmenté de plus de 50 %. Entre Rs 387 la bouteille de whisky et Rs 88 celle du rhum (entrée de gamme), le choix est vite fait.

Le whisky serait-il donc en perte de vitesse ? Selon Prakash Seewoo, chef du rayon «liquide» à l?hypermarché Jumbo de Riche-Terre, cela ne fait pas de doute. Bernard Ah Ching abonde en ce sens. «En 2005, notre vente de whisky a diminué de 20 %, en 2006 de 25 % et pour 2007, cela devrait tourner autour de 20 % de baisse.»

<B>Offres promotionnelles</B>

Il précise toutefois que cette baisse a été compensée par une hausse des ventes de rhum. «En décembre plus qu?à n?importe quel autre moment de l?année, les gens consomment beaucoup plus de rhum. Même s?ils garderont en réserve une bouteille de whisky pour les invités de marque.»

Ces dernières années, la vente de rhum blanc aurait surpassé celle des autres rhums. Il paraîtrait que les ex-consommateurs des «autres rhums» leur reprocheraient de provoquer des «sofman». Pour Benoît Audibert, responsable des Vins et Champagnes chez Grays, «à part certains connaisseurs qui optent pour un rhum de qualité, les autres, s?ils en avaient les moyens, achèteraient certainement du whisky».

Les offres promotionnelles de certaines enseignes sont ainsi une occasion pour certains de se payer des boissons qu?ils ne pourraient s?offrir autrement.

Si, chez Jumbo, on assure qu?à plus de Rs 100 le vin trouve difficilement preneur, Benoît Audibert, lui, soutient que les gens font de plus en plus attention à la qualité. La preuve : les vins se vendant à partir de Rs 400 trouvent preneur. Si le vin rouge demeure le leader, le vin blanc et rosé «de qualité» sont de plus en plus prisés.

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