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Le VRS II fait peur aux syndicalistes
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Le VRS II fait peur aux syndicalistes
Le Sugar Effciency Industry (Amendment) Bill n?a pas encore été voté par le Parlement. Mais, déjà, des voix discordantes s?élèvent pour contester certaines dispositions de ce projet de loi. Il concerne les travailleurs agricoles et non agricoles de l?industrie sucrière. L?Union of the Artisans of the Sugar Industry (UASI) est montée au créneau, hier. Elle a organisé une manifestation pacifique devant l?Hôtel du gouvernement.
Le syndicat demande au ministère de retourner à la table des négociations, car environ 6 000 travailleurs de l?industrie sucrière seront touchés par la nouvelle formule de retraite volontaire. Pour ce faire, l?âge de la retraite d?un homme laboureur sera rabaissé de 55 à 50 ans et pour les femmes de 50 à 45 ans.
Une formule que Serge Jauffret, président de l?UASI, demande à retoucher. Il propose un emploi alternatif pour cette catégorie de salariés pour que la formule de compensation soit «juste et équitable».
Le ministère de l?Agro-industrie, lui, est d?avis qu?avec ce texte les travailleurs de l?industrie sucrière sortiront gagnants. Car ils auront désormais droit à une compensation équivalant à deux mois de salaire par année de service. (Voir tableau). De plus, tous ceux éligibles auront droit à une compensation équivalant à 1,5 mois de salaire en fonction du nombre d?années de service. Ce projet de loi prévoit aussi une pension réduite pour les femmes qui se retirent à 45 ans et les hommes qui partent à 50 ans.
«L?emploi permanent détruit»
Le syndicat des artisans propose qu?une partie de la compensation accordée par l?Union européenne serve à augmenter la pension de ceux qui opteront pour la retraite volontaire.
Serge Jauffret dit craindre que ce projet de loi n?ouvre la voie à l?embauche d?un plus grand nombre de travailleurs saisonniers. «C?est la sécurité d?emploi dans cette industrie qui nous inquiète.» Le syndicat prévoit «une importante manifestation» en janvier.
La Sugar Industry Labourers Union (SILU) a, de son côté, adressé, hier, une lettre au ministère de l?Agro-industrie. Potaya Kuppan, le président du syndicat, y demande de ne pas autoriser les sucreries à émettre des «options forms» aux travailleurs qui vont être frappés par la retraite volontaire avant que le nouveau projet de loi ne soit débattu au Parlement.
Ashok Subron, conseiller technique de la General Workers? Federation (GWF), conteste, lui, l?article (8) de ce projet de loi. «Cette section, d?après notre analyse, stipule que cette industrie pourra employer jusqu?à 10 500 travailleurs saisonniers.» Ce chiffre est inquiétant, car à la fin il ne restera que quelque 3 500 employés permanents dans cette industrie, dit-il. Pour lui, ce projet «détruit non seulement l?emploi permanent mais également les conditions d?emploi dans ce secteur qui ont été obtenues après une longue lutte.»
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