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Le volcan Kartala crache des cendres
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Le volcan Kartala crache des cendres
Pour la deuxième fois cette année, le volcan Kartala, au centre de l?île de la Grande Comore, est entré en éruption, déversant des cendres au-dessus de la capitale de l?archipel de l?océan Indien, Moroni. Selon des témoins, plusieurs centaines de villageois habitant les pentes du volcan, qui culmine à 2.361 mètres d?altitude, se sont enfuis de crainte d?être ensevelis sous une éventuelle coulée de lave. L?éruption a débuté jeudi soir, recouvrant d?une fine pellicule de cendres grises sur la capitale et les autres localités de l?île.
Hier, le sol a continué à gronder, plongeant les habitants dans l?angoisse et l?incertitude. Un certain nombre de villageois qui vivent à proximité du volcan se sont enfuis à pied et en voiture tandis que les autorités ont actionné des plans d?urgence tout en invitant la population à garder son calme. Le Kartala était entré en éruption une première fois cette année en avril, obligeant des milliers de Comoriens à s?enfuir de crainte de l?arrivée de gas toxiques et de coulées de lave.
Il s?agissait de la première éruption de ce volcan de l?archipel comorien, situé à 300 km au large des côtes de l?Afrique de l?Est, depuis une dizaine d?années. «Ces derniers dix jours, le volcan a fait montre de signes inquiétants mais la semaines passée, cette activité s?est accrue. Ce phénomène d?activité croissante n?est pas prévisible», a expliqué Hamidou Soulé, volcanologue au Centre national pour la documentation et la recherche scientifique. La couche de cendres, épaisse d?un centimètre, rend la respiration difficile pour les Comoriens qui se protègent le visage comme ils le peuvent au moyen de foulards.
L?archipel, une ancienne colonie française réputée pour ses épices (ylang-ylang, clous de girofle) et ses coprahs, n?a, pour le moment, connu aucune destruction majeure du fait des colères du Kartala. Mais en 1991, dernière éruption en date avant celle d?avril 2005, le volcan avait craché des roches sur plusieurs kilomètres, sans faire toutefois de victime.
Et en avril 1977, un torrent de roches en fusion avait provoqué une fissure sur le flanc de la montagne, détruisant 300 habitations du village de Singani dont les habitants s?étaient enfuis. En 1903, des fumées toxiques s?étaient échappé de fissures, suffoquant 17 personnes.
Ahmed ALI AMIR
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